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Au nom d’Allah, et que la prière et la paix soient sur le Messager d’Allah,
sur sa famille, ses compagnons et ceux qui le prennent pour allié. Ceci dit :
Nous allons commencer une série de cours d’histoire.
Des cours lors desquels on va aborder des biographies.
Des biographies de femmes vertueuses dont l’histoire a été racontée dans le Coran.
Et on va tirer de ces récits des leçons et des exhortations pour la femme musulmane.
C’est-à-dire qu’on ne va pas seulement voir les biographies et voir ces récits, mais on va aussi en tirer des leçons, des morales et des exhortations.
Allah dit dans le Coran : « لَقَدْ كَانَ فِى قَصَصِهِمْ عِبْرَةٌ لِّأُو۟لِى ٱلْأَلْبَٰبِ »
Selon la traduction rapprochée du verset :
« Il y a certes à travers leurs histoires des leçons pour les doués d’intelligence ».
C’est-à-dire qu’il y a à travers ces récits des leçons dans l’adoration, dans la soumission,
dans le repentir, la crainte, le comportement ou encore l’appel à Allah.
Et c’est ce qu’on va voir à travers notre étude.
On va progresser par ordre chronologique jusqu’à arriver au temps de notre prophète et messager Muhammad ﷺ.
Aujourd’hui, le premier cours sera sur la vie de Sarah.
Sarah, l’épouse du bien-aimé d’Allah, le prophète Ibrahim, alayhi salam.
Donc Sarah, c’est l’épouse d’Ibrahim, le bien-aimé d’Allah, la fille de son oncle Haran Ibn Nahour, Ibn Sarouj, Ibn Raou Ibn Faleh .
Donc ça, c’est la filiation de Sarah. Sarah, bint Haran Ibn Nahour Ibn Sarouj Ibn Ra’ou Ibn Fale’.
Et la filiation d’Ibrahim, lui, c’est Ibrahim Ibn Azar Ibn Nahour Ibn Sarouj Ibn Raou Ibn Faleh.
Donc c’étaient des cousins.
Ça, c’est une précision parce que dans certaines religions, notamment le judaïsme, on voit que Sarah était la sœur ou bien la demi-sœur ou bien la nièce d’Ibrahim. Donc c’est complètement faux.
On voit bien que leur filiation est différente au niveau du père.
Donc le père de Sarah, c’était Haran et le père d’Ibrahim, c’est son frère Azar.
Ibrahim, alayhi salam, l’aimait profondément.
Il aimait profondément sa femme pour sa religiosité, pour son affection, mais aussi pour sa beauté.
Il a été dit à son sujet, comme ça a été mentionné par Ibn Kathir dans son ouvrage Qasas Al-Anbiya, il n’y eut pas après Hawa, donc Hawa qui était l’épouse du prophète Adam, il n’y eut pas après Hawa jusqu’à son époque, c’est-à-dire jusqu’à l’époque de Sarah, une meilleure femme qu’elle.
Elle était croyante, pieuse et endurante.
Allah a fait de cette femme un soutien pour Ibrahim. Elle l’a accompagné lors de son émigration vers Allah, en supportant les difficultés et les épreuves.
Sarah, comme ça a été mentionné à travers les textes, elle a émigré avec Ibrahim de Babel en Irak jusqu’en Palestine, après avoir été persécutée par leur peuple.
Donc Ibrahim a dit, comme cela a été mentionné dans le Coran, selon la traduction rapprochée du verset :
« Je quitte cette terre pour aller vers mon Seigneur, c’est Lui le Tout-Puissant, le Sage. »
Donc lorsque Ibrahim a voulu émigrer d’Irak jusqu’en Palestine, après avoir été persécuté par son peuple, Sarah l’a suivi en supportant toutes les difficultés et les épreuves que cela engendre.
Ensuite, après avoir émigré en Palestine, elle a émigré avec lui en Égypte, où elle a été durement éprouvée par le roi et tyran d’Égypte.
Comme cela a été raconté par notre prophète ﷺ Muhammad, et rapporté par Abu Hurayra, je vais citer le hadith.
Donc le prophète ﷺ a dit :
« Le prophète Ibrahim n’a jamais menti, si ce n’est trois fois. Deux fois pour Allah, lorsqu’il dit :
« Je suis malade », puis ensuite lorsqu’il dit : « C’est la plus grande d’entre elles, cette statue qui a fait cela », c’est-à-dire, donc là ce n’est pas le hadith, c’est une explication lorsque Ibrahim alayhi salam a cassé des statues et ensuite il a mis la hache dans la main de la main d’une autre statue.
Et quand son peuple est arrivé et a demandé : « Qui a fait cela ? »,
il a dit : « C’est la plus grande d’entre elles, la statue qui a fait cela.
Donc demandez-lui si elle est capable de parler. »
Je continue le hadith : il a menti deux fois pour Allah et une fois au sujet de Sarah.
Il arriva sur le territoire d’un tyran, d’un roi, en compagnie de Sarah, et elle était la plus belle des femmes. Il lui dit alors : « Si ce tyran sait que tu es ma femme, il voudra s’emparer de toi.
S’il te demande, dis-lui que tu es ma sœur. Tu es certes ma sœur en Islam. De plus, je ne connais pas ici un autre musulman que toi et moi. »
Lorsqu’il entra sur le territoire, des gens les virent et se rendirent chez le roi pour lui dire :
« Une femme est venue, une belle femme est venue, et il ne convient pas qu’elle soit à un autre homme que toi. »
On la fit alors venir et Ibrahim s’en alla prier. Lorsque le roi voulut tendre sa main vers elle, elle se paralysa.
Donc sa main fut paralysée.
Et il dit à Sarah : « Invoque Allah afin qu’Il libère ma main et je ne te ferai aucun mal. »
Elle invoqua et il put à nouveau bouger sa main.
Ensuite, il voulut encore la toucher et sa main fut paralysée.
Donc il lui demanda d’invoquer Allah, elle le fit, et encore, lorsqu’il voulut la toucher, sa main fut paralysée.
Et il lui dit : « Invoque Allah afin qu’Il libère ma main et je ne te ferai aucun mal. »
Elle invoqua et sa main fut libérée.
Ensuite, ce roi appela l’homme qui lui avait présenté Sarah et lui dit : « Tu m’as amené un shaytan et non pas un humain. Sors-la de mon royaume et offre-lui Hajar en guise de servante. »
Elle sortit et lorsque Ibrahim la vit, elle s’approcha.
Il lui dit : « Que s’est-il passé ? »
Et elle dit : « Seulement du bien. » Donc elle lui répondit : « Seulement du bien.
Allah empêcha la main de ce pervers de se poser sur moi. »
Abou Hurayra, lorsqu’il mentionne le hadith, à la fin il dit :
« Voici comment était votre mère, ô enfants de l’eau du ciel.
Voici comment était votre mère, ô enfants de l’eau du ciel. »
Pourquoi Abou Hurayra s’est-il adressé aux Arabes en les appelant « ô enfants de l’eau du ciel » ?
Ibn Hajar رَحِمَهُ ٱللّٰه a dit dans son ouvrage Fath al-Bari qu’il voulut s’adresser aux Arabes en disant « ô enfants de l’eau du ciel » en raison de l’attention qu’ils portaient à la pluie qui tombait sur les plaines afin d’abreuver leurs bêtes.
Aussi, il a été dit qu’il y a en cela une allusion à ceux qui prétendent que les Arabes sont tous de la descendance d’Ismaïl.
Et aussi, il voulut dire par « l’eau du ciel », c’est-à-dire l’eau de Zamzam qu’Allah fit jaillir pour Hajar, et ainsi son fils put survivre.
Donc sa descendance est issue de cette eau.
Pour en revenir à ce hadith et à cette histoire, on voit à travers cette épreuve la forte foi de Sarah.
On voit à travers cette épreuve sa forte foi et son haut degré auprès d’Allah.
On voit à travers cette épreuve et ce récit le haut degré de Sarah auprès d’Allah, du fait qu’Il l’a honorée par Sa protection contre ce roi d’Égypte, ce tyran qui voulut poser sa main sur elle à trois reprises.
Il exauça son invocation à chaque fois qu’elle L’invoquait.
On voit à travers cela sa foi forte et solide, ainsi que son haut degré auprès d’Allah.
Et on voit qu’Allah l’a honorée en la protégeant et en exauçant ses invocations.
Sarah est revenue vers son mari pure, chaste, honorée, mais surtout reconnaissante du bienfait d’Allah qui l’a sauvée du mal et de la perversité.
Et on voit à travers le hadith qu’elle relia directement ce bienfait à Allah en reconnaissant Sa grâce lorsqu’elle dit : « Allah empêcha la main de ce pervers de se poser sur moi. »
Elle aurait pu dire à Ibrahim : « Je l’ai empêché de me toucher » ou « Il n’a pas pu me toucher » ou « Je l’ai dissuadé de me toucher. »
Elle a dit : « Allah empêcha la main de ce pervers de se poser sur moi. »
Suite à cela, Ibrahim s’en alla avec Sarah et sa nouvelle servante Hajar.
Et Sarah offrit ensuite sa servante à Ibrahim, qui enfanta son fils Ismaïl.
Puis il alla avec Hajar et Ismaïl à Makkah, comme cela a été mentionné.
Et Allah octroya à Sarah, après cela, un enfant, malgré son âge avancé et son incapacité à enfanter.
Donc nous allons voir un autre récit de sa vie.
Le Coran nous raconte la bonne annonce que reçut Sarah, l’informant qu’elle allait avoir deux fils : Isahaq, mais aussi Ya’qoub. Et on voit aussi sa réaction face à cela.
Donc, selon la traduction rapprochée du verset de sourate Hud :
﴾Nos messagers sont venus porter à Ibrahim l’heureuse nouvelle de la naissance d’Isaac.
Ils lui dirent : « Que le salut soit sur vous. » Il leur répondit : « Que le salut soit sur vous. »
Et sans tarder, il leur apporta un veau rôti. Mais lorsqu’il vit qu’ils n’y touchaient pas, il trouva cela étrange et prit peur.
Ils lui dirent : « N’aie crainte, nous avons été envoyés au peuple de Lot pour l’anéantir. »
Sa femme, Sarah, qui se tenait debout, se mit à rire. Nous lui annonçâmes alors la naissance d’Ishaq puis après Ishaq, celle de Ya’coub.
Elle dit : « Malheur à moi ! Vais-je avoir des enfants, moi qui suis vieille et dont le mari que voici est un vieillard ? C’est vraiment là une chose étonnante. »
Ils dirent : « T’étonnes-tu de l’ordre d’Allah ? Que la miséricorde d’Allah et Ses bénédictions soient sur vous, habitants de cette maison. Il est digne qu’on Le loue et qu’on Lui rende gloire. »
Donc ces versets racontent le moment où les anges sont venus à Ibrahim sous une forme humaine et le saluèrent. Ibrahim leur rendit le salut et les honora en leur proposant un repas, un veau rôti.
Puis il eut peur en voyant qu’ils ne mangeaient pas. Ils le rassurèrent alors et lui dirent que leur mission était d’anéantir le peuple de Lot.
Et Sarah était debout à leur service, donc elle leur servit le repas.
Puis lorsqu’elle entendit l’annonce des messagers, elle rit d’étonnement, comme cela a été mentionné par l’imam al-Tabari dans son ouvrage Jami‘ al-Bayan et par l’imam al-Zamakhshari dans son ouvrage Al-Kashaf.
Donc elle rit pour deux choses : la première, de l’insouciance du peuple de Lot quant au châtiment qui était sur le point de les atteindre ; et la seconde, de joie face à l’anéantissement de ce peuple de débauchés.
Donc on voit à travers cela la foi de Sarah, qui se réjouit de l’anéantissement des transgresseurs pervers qui ont enfreint les interdits d’Allah et qui ont perduré dans l’égarement.
Et on voit à travers ce verset qu’Allah a récompensé son désaveu et sa réprobation de ce peuple en lui annonçant la venue de son fils Ishaq.
La récompense fut double, et les anges lui annoncèrent aussi la venue de son petit-fils Yaqoub.
Cela signifiait qu’elle allait vivre jusqu’à voir le fils de son fils, puisque Yaqoub est le fils d’Ishaq.
Donc lorsqu’elle entendit cette annonce, elle s’étonna fortement en se demandant comment pouvait-elle enfanter alors qu’elle était âgée et stérile et que son mari était un homme âgé.
C’est-à-dire que les facteurs permettant d’enfanter n’étaient absolument pas réunis.
Elle était âgée et stérile, et son mari était un homme âgé.
Les facteurs qui permettent généralement d’enfanter n’étaient absolument pas présents.
Le fait qu’elle soit enceinte était contre nature. Et généralement, ce qui est contraire à l’habitude étonne.
C’est pour cela qu’elle s’est fortement étonnée.
Les anges ont alors répondu à son étonnement en lui rappelant qu’elle se trouvait dans la maison d’un prophète, un lieu où les miracles se produisent, et qu’elle devait plutôt apaiser son cœur, louer Allah et Lui rendre gloire.
Les anges lui ont ensuite rappelé qu’Allah est capable de toute chose, que Son décret s’exécute quoi qu’il en soit, qu’Il est le Sage dans l’administration de Sa créature et le Savant de leurs intérêts.
Puis ils ont invoqué la miséricorde, le bonheur et la bénédiction en leur faveur.
Et parmi les fruits de cette bénédiction : le fait qu’Allah multiplia les prophètes et messagers dans la descendance de Sarah et d’Ibrahim.
Sarah, cette pieuse et vertueuse croyante, était honorée par Allah. Elle était bénie. Allah l’avait honorée en repoussant la manigance du pervers qui voulut poser sa main sur elle, en exauçant ses invocations, en lui octroyant sa servante Hajar, en la faisant parler aux anges qui lui annoncèrent la venue de ses fils et qui invoquèrent en sa faveur la miséricorde d’Allah et Sa bénédiction.
On remarque à travers tout cela sa foi solide, sa patience, son endurance et le soutien qu’elle a porté au bien-aimé d’Allah dans son appel à Allah. Elle espérait en cela la récompense d’Allah et Allah récompensa ses efforts en lui permettant d’enfanter malgré son âge avancé et celui de son époux. Par sa patience, Issi de Sarah, la mère de tous les prophètes, descend d’Ishaq, ibn Ibrahim, qu’Allah le salue.
Donc vous voyez mes sœurs, l’importance de la patience et de l’endurance et comment Allah récompense la patience et les efforts.
Allah dit dans la traduction rapprochée du verset :
﴾les patients seront récompensés incommensurablement﴿
c’est-à-dire sans limite, sans mesure et sans compter.
Ça nous montre réellement la valeur de la patience et sa place auprès d’Allah et le fait que la patience est une aide en toute chose.
La patience est une vertu qui empêche la femme d’accomplir ce qui n’est pas bon à faire.
C’est une force qui permet à l’âme de prospérer.
Cette force aide la femme à se contrôler, à supporter les difficultés, les douleurs et la fatigue de la vie.
Tout cela afin d’obtenir le réel bonheur, le bonheur éternel.
La femme qui parvient à entraîner son âme à la patience aura la poitrine apaisée, la sérénité de l’esprit et le contrôle d’elle-même.
Le prophète ﷺ a dit
: « Ô combien est étonnante l’affaire du croyant ! Toute chose qui l’atteint est un bien, et ceci ne concerne que le croyant. Si un bien l’atteint, il se montre reconnaissant, et ceci est un bien pour lui. Et si un mal l’atteint, il patiente, et ceci est un bien pour lui. »
Lorsqu’un mal atteint la croyante et qu’elle se montre patiente, la patience est un grand bien pour elle, car elle a la ferme conviction que toute chose est décrétée par Allah. Donc elle aura la poitrine apaisée en sachant pertinemment que tout ce qui l’atteint provient d’Allah.
Elle attendra le secours d’Allah et s’en remettra à son Créateur en le suppliant de la délivrer de ce mal.
Et elle obtiendra donc la récompense des patients, car Allah récompensera incommensurablement, sans limite, sans mesure et sans compter.
Et c’est exactement ce qui apparaît à travers le récit de Sarah avec le roi, le tyran.
Elle a patienté, s’en est remise à Allah et L’a invoqué afin qu’Il la délivre de cette situation.
Et combien de femmes aujourd’hui sont éprouvées par leur famille ou bien par la mauvaise attitude de leur mari, la fatigue, la difficulté d’avoir un enfant, la maladie ou bien leur vie professionnelle.
Mais combien reviennent à Allah ?
Combien Le supplient ?
Combien L’invoquent pour les libérer de ce poids lourd à supporter ?
Généralement, la femme essaie de trouver une solution par tous les moyens et oublie le plus important, la solution à tous ses problèmes : l’invocation d’Allah.
Mais soeurs, si demain nous avions un problème quel qu’il soit et que l’on nous disait :
« Rends-toi chez telle personne, elle est en mesure de résoudre ton problème »,
nous délaisserions tout pour nous y rendre et lui demander de l’aide.
Mais sœurs, pourquoi ne pas agir de la même manière avec Allah ?
Il est capable de tout,
Il répond à celui qui L’invoque et aime que Sa servante Lui demande de l’aide.
Le prophète ﷺ a dit :
« Si tu demandes quelque chose, demande-la à Allah.
Si tu demandes de l’aide, demande l’aide d’Allah. »
Allah aime qu’on L’invoque et qu’on Lui demande, et Il se met en colère lorsque Son serviteur ne Lui demande pas.
Le prophète ﷺ a dit : « Allah se met en colère contre celui qui ne L’invoque pas. »
Ibn al-Qayyim رَحِمَهُ ٱللّٰهُ a dit dans son ouvrage Madarij al-Salikin :
« لا تسألن بني آدم حاجة وسل الذي أبوابه لا تحجب
الله يغضب إن تركت سؤاله وبني آدم حين يسأل يغضب »
« Ne demande rien à l’enfant d’Adam, demande plutôt à Celui dont les portes ne se ferment jamais.
Allah se met en colère si tu ne Lui demandes pas, et l’enfant d’Adam, lorsque tu lui demandes, se met en colère. »
Voyez mes sœurs la différence entre la créature et le Créateur.
Si on demande sans cesse à quelqu’un, quel qu’il soit, forcément cela l’agacera et il se mettra en colère.
Quant au Créateur, Il aime que l’on multiplie les demandes, Il aime exaucer les demandes de Ses serviteurs et au contraire Se met en colère lorsque Son serviteur ne Lui demande pas.
La femme est souvent sujette à la peur, à l’anxiété, à la tristesse, à l’angoisse, à l’insécurité et la patience, mes sœurs, est l’une des meilleures méthodes pour soigner ses émotions.
Également parmi les récits, parmi les exhortations et les leçons que l’on tire à travers l’histoire de Sarah, c’est la loyauté dont elle faisait preuve envers Ibrahim.
Cette pieuse croyante qui avait obtenu, de par ses vertus, l’honoration et les louanges d’Allah et de Ses anges, excellait dans la maîtrise de ses sentiments et le contrôle d’elle-même en concordance avec la voie d’Allah.
C’est-à-dire que malgré qu’elle fût d’une beauté resplendissante, cela ne l’avait pas menée à être imbue de sa personne et à se montrer orgueilleuse et arrogante vis-à-vis de son époux.
Au contraire, elle préservait cette beauté uniquement pour lui, pour Ibrahim. Elle était modeste, patiente, chaste et pudique. Elle ne prêtait pas attention aux rois qui la demandaient de part et d’autre. Elle ne fut pas émerveillée par le château du roi d’Égypte qui voulut la séduire, mais elle courut vers Allah en L’invoquant et en Le suppliant de la préserver de son mal.
Elle pouvait vivre auprès des rois les plus puissants et riches de la terre, mais elle ne mit jamais personne devant Ibrahim.
Et malheureusement, aujourd’hui, combien de femmes à qui Allah a octroyé la beauté sont trompées par leur apparence, puis sont orgueilleuses et arrogantes avec leur mari. Certaines vont même jusqu’à dévoiler leurs atouts à des hommes devant qui elles n’ont pas le droit de se montrer. Elles ne se contentent pas de restreindre leur beauté à leur mari, mais veulent également plaire aux hommes et entendre leurs éloges et leur admiration.
Et il n’y a rien de tel que la foi pour éduquer les âmes arrogantes et orgueilleuses.
La foi de Sarah et sa piété l’ont aidée à préserver sa chasteté et sa modestie.
Sarah apparaît à travers son histoire avec Ibrahim telle une femme aimante, loyale et sincère. Une femme qui recherche la satisfaction de son mari.
Elle lui offrit sa servante Hajar par miséricorde envers lui qui était privé de sa descendance.
C’est-à-dire qu’elle eut de la peine pour lui, du fait qu’il n’avait pas d’enfant, et donc elle lui a offert sa servante Hajar.
Elle se sacrifia en le faisant passer devant sa propre personne autant qu’elle put et au dépend de ses émotions.
Donc en tant que femme musulmane, nous devons faire preuve d’intelligence et méditer sur ces récits racontés par Allah et Son messager ﷺ et en faire une rétrospective sur nos propres vies.
Si aujourd’hui ma sœur tu étais convoitée par un homme puissant et riche, de la même manière que le roi convoitait Sarah, quelle serait ta réaction ?
Te laisserais-tu tenter par sa puissance, sa richesse et sa royauté ?
Ou bien te tiendrais-tu aux limites d’Allah ?
Délaisserais-tu tes passions pour espérer obtenir ce qu’Allah réserve à Ses pieuses et chastes servantes ?
On demande à Allah de nous compter parmi les femmes soumises à Allah, croyantes, obéissantes, repentantes, assidues au culte et au jeûne.
Allah dans le Coran, a fait des éloges des femmes loyales envers leurs époux.
Il dit dans la traduction rapprochée du verset :
﴾les hommes sont responsables des femmes, en raison de ce dont Allah les a favorisés et des dépenses qu’ils font pour elles de leurs biens.﴿
Les femmes pieuses sont obéissantes et préservent l’absence de leurs époux, ce qui doit l’être par la préservation d’Allah.
Ibn Ahmad rapporte d’après Abdallah ibn Raouf que le messager d’Allah ﷺ a dit :
« Si la femme accomplit ses cinq prières, jeûne son mois de Ramadan, préserve sa chasteté et obéit à son mari, on lui dira : entre au paradis par la porte que tu désires. »
La loyauté de la femme envers son époux démontre sa sagesse et sa raison, mais aussi la véracité de sa foi et son amour pour sa religion et son obéissance au messager d’Allah ﷺ. La femme loyale est une femme véridique, sincère, chaste, une femme dont la langue est propre, une femme qui respecte son époux et lui accorde son rang, une femme qui reconnaît sa valeur et ses mérites, une femme qui préserve son honneur et ses biens.
Voyez ensuite mes sœurs, la récompense de la femme loyale envers son époux.
Le messager d’Allah ﷺ n’a pas seulement dit que sa récompense serait le paradis, bien que cela aurait été une immense récompense.
Mais il a dit que cette femme entrera au paradis par la porte qu’elle désire. Et quelle immense récompense !
Ensuite, j’attire également l’attention sur un point qui est que malheureusement, beaucoup de femmes aujourd’hui pensent que l’obéissance au mari est un rabaissement pour la femme et que cela contredit son honneur et ses droits. Et cela n’est pas correct.
Et cette idéologie doit être corrigée de deux manières. Et la première étant que la loyauté de la femme envers son époux doit être propre dès les générations d’enfance. La petite fille doit grandir avec l’idée que le mari a droit à l’obéissance, au respect et que la femme qui fait face à son mari avec contestation et entêtement en verra forcément les conséquences négatives tôt ou tard, car elle commencera à perdre le sentiment féminin intérieur, qui est que toute femme aime être entourée par l’affection, l’amour, la protection et l’attention de son mari.
Donc la petite fille qui voit sa mère droite dans la religion d’Allah, en reconnaissant le droit et le rang de son mari, en recherchant ce qui satisfait Allah, prendra cela comme exemple.
Et évidemment, la femme intelligente sait pertinemment que son mari rendra le bien par le bien et l’obéissance par l’obéissance. Quant au mal, il n’apportera que du mal.
Le prophète sallallahu alayhi wa sallam a dit : « La chose la plus profitable aux croyants après la crainte d’Allah est une femme pieuse. S’il lui ordonne, elle lui obéit. S’il la regarde, elle le réjouit. Et lorsqu’il est absent, elle le protège tant dans sa personne que ses biens. »
Et voyez, mes sœurs, à travers le récit de Sarah, comment elle fit preuve de loyauté
envers son mari. Elle le suivit lorsqu’il émigra vers Allah. Elle lui obéit et préserva son honneur lorsque le roi voulut poser sa main sur elle, puis elle le rassura en lui disant qu’Allah avait préservé sa chasteté et qu’Allah se satisfasse de Sarah et l’agrée.
Retranscription fidèle, mot par mot, du cours de Sarah — Minhaj as Salikaat
Toute la louange est pour Allah, Celui qui, grâce à Ses bienfaits, les bonnes choses sont complétées
