Au nom d’Allah, et que la prière et la paix soient sur le Messager d’Allah
     sur sa famille, ses compagnons et ceux qui le prennent pour allié. Ceci dit :
 
Aujourd’hui, inchaa Allah, une nouvelle histoire.
 

C’est des histoires tirées du Coran, donc des femmes dont l’histoire a été mentionnée dans le Coran.

 

Aujourd’hui, l’histoire qu’on va voir, c’est celle de la reine de Saba, Bilqis ou Balqis, donc les deux noms ont été mentionnés.

 

Son nom, tel qu’il a été rapporté par les savants du tafsir, c’est Balqis ou bien Bilqis bint Sharâhil.

Ça a été mentionné par les savants du tafsir. Par contre, le nom n’a ni été mentionné dans le Coran ni dans la Sunna du prophète ﷺ.

Bilqis était une femme qui gouvernait le royaume de Saba.

Saba, c’était où ?

C’était une terre qui se trouve au Yemen, dans la ville de Maerib.

Une ville qui existe toujours, la ville de Maerib, qui se trouve à une distance d’environ trois jours de marche de la capitale du Yemen, Sanaa.

L’endroit a été nommé Saba parce qu’il s’agissait de l’endroit où était né un de leurs rois, Saba ibn Yashjub, ibn Yaerub ou Ya’rub, dans  d’autres versions, ibn Qahtan.

C’est la tribu des Arabes très connue.

Elle avait reçu la royauté de son père, donc elle était reine de ce royaume, du royaume de Saba.

Et donc elle et son peuple étaient des majosiyoun (mazdéens).

Donc c’était des adorateurs du feu et ils adoraient aussi le soleil.

Puis Allah, comme on va le voir après, leur a octroyé la soumission à Lui et ils se sont convertis à l’islam. Donc elle et son peuple tout entier.

L’histoire de sa soumission à Allah s’est produite au temps du prophète d’Allah, le prophète ﷺ Soulayman, le fils du prophète Daoud alayhim salam.

Tout d’abord, je vais commencer par les versets, la traduction des versets.

L’histoire, elle est racontée dans surat An-Naml, la sourate des fourmis.

Je vais commencer par les versets parce que l’histoire, elle est assez longue, elle est sur une vingtaine de versets à peu près et ensuite on va voir l’histoire en détail.

On commence par le verset 20 de surat An-Naml. Donc c’est l’histoire du prophète Soulayman.

(20) ﴾Puis, passant les oiseaux en revue, il dit : « Pourquoi ne vois-je pas la huppe ? Serait-elle absente ?

(21) Je la châtierai sévèrement ou je l’égorgerai à moins qu’elle ne m’apporte un motif clair ! » 

(22) Son absence fut de courte durée et elle dit : « J’ai eu connaissance d’une chose que tu ignores et je te rapporte de Saba une information sûre. (23) J’ai découvert une femme comblée de toutes choses et possédant un trône magnifique, régnant sur eux. (24)

J’ai découvert qu’elle et son peuple se prosternent devant le soleil au lieu d’Allah.

Shaytan leur a embelli leurs actions et les a détournés du droit chemin ; ainsi, ils ne sont point guidés (25) [vers la voie consistant] à se prosterner devant Allah qui dévoile tout ce qui est caché dans les cieux et la terre et qui sait ce que vous dissimulez et ce que vous divulguez. (26) Allah, il n’est de divinité digne d’adoration que Lui, le Seigneur du trône immense. »

(27) Soulayman lui répondit : « Nous allons voir si tu dis la vérité ou si tu mens.

(28) Va donc leur porter mon message que voici, lance-le leur, puis tiens-toi à l’écart afin de voir quelle sera leur réponse. »

(29) [La reine] dit : « Ô notables ! un illustre message m’a été remis. (30) Il provient de Soulayman, qui dit : « Au nom d’Allah, le Miséricordieux, Celui qui fait miséricorde.

(31) Ne vous élevez pas contre moi et venez à moi soumis. »

Donc ne faites pas preuve d’orgueil à mon égard et venez à moi soumis.

(32) « Ô notables ! Conseillez-moi concernant cette affaire ; je ne prendrai de décision qu’en votre présence et sous votre conseil. »

(33) –  Nous possédons une grande force et sommes redoutables [au combat]. Cependant, la décision t’appartient. Vois quel ordre tu veux donner. »

(34) –  Lorsque les rois s’emparent d’une cité, ils la détruisent et en humilient les puissants. C’est ainsi qu’ils agissent .

(35) Aussi, je vais leur faire parvenir un cadeau et verrai ce que mes émissaires me rapporteront. »

(36) Lorsque les émissaires se présentèrent à Soulayman, celui-ci dit : « Pensez-vous ajouter à ma richesse par votre don ? Ce qu’Allah m’a accordé est bien meilleur que ce qu’Il vous a donné !  

C’est plutôt vous qui vous réjouissez de votre cadeau !

(37) Retournez parmi les vôtres. Nous allons marcher contre eux avec des armées auxquelles ils ne pourront résister et nous les chasserons de leur contrée, humiliés et avilis. »

(38) Il dit : « Ô notables ! Qui d’entre vous m’apportera son trône avant qu’ils ne viennent à moi soumis ? »

(38) Un redoutable djinn répondit : « Je te l’apporterai avant que tu ne quittes ta place. Je suis pour cela assez fort et digne de confiance. »

(40) Celui qui avait une connaissance du Livre dit : « Je te l’apporterai avant que ton regard atteigne l’horizon. »

Quand Soulayman vit le trône posé devant lui, il dit :

« Ceci relève de la grâce de mon Seigneur pour m’éprouver, et voir si je serai reconnaissant ou ingrat.

Quiconque est reconnaissant, le fait dans son propre intérêt ; quant à celui qui se montre ingrat, [qu’il sache] que mon Seigneur se suffit à Lui-même et Il est généreux. »

(41) « Rendez son trône méconnaissable ! Nous verrons si elle saura le reconnaître ou non. »

(42)  Lorsqu’elle arriva, on lui demanda : « Ton trône est-il ainsi ? »

Elle répondit : « On dirait que c’est lui. »

[Soulayman dit] : « Le savoir nous a été donné avant elle, et nous étions déjà soumis. »

(43) [Seul] ce qu’elle adorait en dehors d’Allah l’empêchait d’être croyante, car elle faisait partie d’un peuple mécréant.

(44) On lui dit : « Entre dans ce palais ! » Lorsqu’elle le vit, elle prit [son sol] pour des eaux profondes et découvrit ses jambes [pensant entrer dans l’eau]. Soulayman lui dit alors : « C’est un palais pavé de verre. » Elle dit : « Seigneur ! Je me suis fait du tort et je me soumets avec Soulayman à Allah, Seigneur de l’univers. »

Ça c’est jusqu’au verset 44 de sourate An-Naml.

C’est l’histoire de la reine de Saba avec le prophète Soulayman, l’histoire de sa soumission à Allah.

Bilqis avait reçu la royauté de son père.

Donc c’était une reine et elle et son peuple étaient des adorateurs du feu. On appelle ça majous.

C’est des adorateurs du feu et ils adoraient aussi le soleil, ils se prosternaient pour le soleil. Puis Allah leur a octroyé la soumission à Lui et ils se sont donc convertis à l’islam, comme on va le voir après.

L’histoire de sa soumission à Allah s’est produite au temps du prophète Soulayman.

Soulayman, à la base, on voit à travers les versets qu’il ne connaissait pas cette reine.

Il ne connaissait rien à son sujet, ni au sujet de son royaume ou de sa croyance.

Jusqu’à ce que l’un de ses soldats se rendit vers son royaume, vers le royaume de la reine, puis revint informer Soulayman à son sujet.

Si vous avez suivi les versets, vous voyez que ce soldat en question, ce n’était ni un homme, ni un djinn. C’était un petit oiseau. On appelle en arabe « Hudhud », c’est-à-dire une huppe.

Tapez sur Google « huppe » et vous allez voir la forme de cet oiseau.

En voyant ses croyances et ce polythéisme, cet oiseau a été pris de jalousie envers la croyance de l’unicité d’Allah, envers le tawhid.

Il s’est précipité vers Soulayman afin de l’informer au sujet de la reine de Saba et de son peuple.

Allah dit, selon la traduction rapprochée du verset :

(20) Puis, passant les oiseaux en revue, il dit : «Pourquoi ne vois-je pas la huppe ? Serait-elle absente ? (21) Je la châtierai sévèrement ou je l’égorgerai, à moins qu’elle ne m’apporte un motif clair !  »﴿

Cette huppe, en fait, elle s’était absentée, elle s’était échappée.

Donc Soulayman, il l’a recherchée et il a dit : « Je la châtierai à moins qu’elle ne m’apporte un motif clair ! »

Son absence fut de courte durée et elle dit, une fois qu’elle est revenue vers Soulayman, elle lui dit :

« J’ai eu connaissance d’une chose que tu ignores. Et je te rapporte de Saba une information sûre.

J’ai découvert une femme comblée de toute chose», c’est-à-dire une reine.

(une femme, c’est-à-dire Bilqis bint Sharahin, donc la reine de Saba, comblée de toute chose, c’est-à-dire de ce bas-monde et de tout ce que requiert la royauté et le pouvoir.)

Donc, j’ai eu connaissance d’une chose que tu ignores. Et je te rapporte de Saba une information sûre.

J’ai découvert une femme comblée de toutes choses et possédant un trône magnifique, régnant sur eux, (c’est-à-dire sur son peuple).

« J’ai découvert qu’elle et son peuple se prosternent devant le soleil au lieu d’Allah. Shaytan leur a embelli leurs actions et les a détournés du droit chemin.

Ainsi ils ne sont point guidés vers la voie consistant à se prosterner devant Allah qui dévoile tout ce qui est caché dans les cieux et la terre et qui sait ce que vous dissimulez et ce que vous divulguez.

Allah, il n’est de divinité digne d’adoration que Lui, le Seigneur du Trône immense. »

Cet oiseau avait vu un peuple gouverné par une femme et égarés au point de se prosterner pour le soleil, alors qu’Allah est le seul pourvoyeur et le seul à mériter l’adoration.

Le prophète Souleyman, prit le sujet très au sérieux et comprit immédiatement la gravité de la situation.

Ensuite, il voulut s’assurer de la véracité de ses propos.

Il ne voulait pas se baser directement sur les propos de l’oiseau. Il voulut s’assurer de la véracité de ses propos.

Dans la suite des versets, la traduction, Souleyman lui répondit : « Nous allons voir si tu dis la vérité ou si tu mens. Va donc leur porter mon message que voici, lance-le leur puis tiens-toi à l’écart afin de voir quelle sera leur réponse. »

Il ordonna à l’oiseau de porter un message à la reine de Saba afin de l’appeler à l’islam, de l’alerter au sujet de la gravité de ses actes et donc de l’appeler à se convertir et à accepter l’islam.

Il lui ordonna de se précipiter, donc il ordonna à l’oiseau de se précipiter et de les surveiller aussitôt qu’il aura déposé le message afin d’observer leur réaction.

Il a dit : lance-leur le message puis tiens-toi à l’écart afin de voir quelle sera leur réponse.

L’oiseau alla donc accomplir sa mission parfaitement avec une grande précision.

Il jeta le message entre les mains de la reine et il s’est tenu à l’écart pour observer leur réaction.

La reine, elle reçut le message, elle le lut et elle le médita.

Ensuite, elle rassembla ses conseillers afin de les informer de ce qui venait de se passer, ce qu’elle venait de recevoir, et elle leur fit part du contenu du message qu’elle venait de recevoir de la part du prophète Souleyman.

Elle voulut avoir leur avis sur la manière dont elle devait lui répondre.

La reine, elle dit, donc selon la traduction rapprochée du verset de Souleiman, la reine dit :

« Ô notables ! un illustre message m’a été remis. »

Directement, elle aussi, elle prit le message au sérieux et elle lui accorda de l’importance.

Elle décrit ce message comme étant illustre.

Elle n’a pas dit : un message m’a été remis, elle a dit : un illustre message m’a été remis.

Elle décrit le message comme étant illustre et noble, au vu du fait qu’elle remarqua qu’il était déjà succinct, il était parfaitement écrit, plein de sens et surtout cacheté et envoyé de la part d’un noble roi et commencé par le nom d’Allah.

Le message était commencé par le nom d’Allah, par la Basmala.

Et elle découvrit ensuite l’identité de l’expéditeur et elle dit : il provient de Souleyman. Et donc elle se mit à lire le contenu.

La traduction rapprochée des versets, le message provient de Souleyman qui dit :

Au nom d’Allah, le Miséricordieux, Celui qui fait miséricorde, ne faites pas preuve d’orgueil à mon égard et venez à moi soumis.

Il a commencé par la Basmala : Au nom d’Allah, le Miséricordieux, Celui qui fait miséricorde, ne faites pas preuve d’orgueil à mon égard et venez à moi soumis.

On voit comment son message était ferme mais à la fois succinct et compréhensible.

Souleyman s’était présenté en écrivant la lettre afin que cela soit plus propice à l’acceptation de son appel.

Et ensuite, il clarifia son but en utilisant l’impératif et l’avertissement.

L’impératif lorsqu’il leur ordonne de venir à lui soumis.

Et l’avertissement lorsqu’il les avertit au sujet de faire preuve d’orgueil à son égard.

Il a dit : « Ne faites pas preuve d’orgueil à mon égard et venez à moi soumis.

On a l’impératif et le verbe soumis.

Allah a dit, selon la traduction rapprochée des versets :

« Ne faites pas preuve d’orgueil à mon égard et venez à moi soumis. »

Il leur ordonna de ne pas faire preuve d’orgueil envers ce à quoi il les appelait parce qu’il savait qu’il s’adressait à une reine.

Il lui ordonna de ne pas s’enorgueillir et de ne pas refuser son appel et de venir à lui soumis et bien guidé en proclamant la grandeur et l’unicité d’Allah.

La reine, directement, elle demanda l’avis de ses proches conseillers.

La traduction rapprochée des versets :

« Ô notables ! Conseillez-moi concernant cette affaire, je ne prendrai de décision qu’en votre présence et sous votre conseil. »

L’un d’entre eux lui répondit : « Nous possédons une grande force et nous sommes redoutables au combat. Cependant, la décision t’appartient, vois quel ordre tu veux donner. »

Ils ont voulu lui montrer qu’ils étaient prêts à combattre.

Ils ont voulu affirmer le fait qu’ils étaient prêts à combattre de par leur force et la disponibilité de leur armée, de leurs armes, etc.  Mais, à la fois, ils lui dirent aussi qu’ils ne prendraient aucune décision d’eux-mêmes.

Plutôt, ils laisseraient la décision entre ses mains à elle, étant donné que c’était elle la reine.

Ils lui ont montré qu’ils étaient soumis à son ordre.

Ils lui ont dit : « Cependant, la décision t’appartient, vois quel ordre tu veux donner. »

Ils lui ont montré qu’ils étaient soumis à son ordre et qu’ils lui obéiraient quoi qu’elle décide.

La reine, au lieu de choisir le combat, malgré qu’elle savait qu’elle possédait une armée, des armes, des hommes prêts à se battre et sous son ordre et soumis à elle, elle ne choisit pas de se battre. Elle choisit de fabriquer un cadeau, un cadeau grandiose, à Souleyman, au lieu de le confronter par la bataille.

Ce qu’elle voulut par ce cadeau, c’était le mettre à l’épreuve.

Elle voulut mettre le prophète Souleyman à l’épreuve, voir s’il était réellement un prophète et s’il était véridique dans son message, parce que s’il était réellement un prophète, il refuserait le cadeau, parce que le croyant n’accepte aucune négociation avec sa croyance. Et s’il n’y a en réalité qu’un roi qui n’est pas un vrai prophète, il acceptera le cadeau, qui serait en vérité de la corruption, démontrant ses intentions qui ne seraient que la dominance et la guerre. Donc les messagers sont allés chez Souleyman avec le cadeau de leur reine, et Souleyman les accueillit en leur rendant directement le cadeau, en réprouvant ses tactiques et en les menaçant de terribles représailles.

La traduction rapprochée des versets :

« Aussi, je vais leur faire parvenir un présent et verrai ce que mes émissaires me rapporteront. Lorsque les émissaires se présentèrent à Souleyman, celui-ci dit : « Pensez-vous ajouter à ma richesse par votre don ? Ce qu’Allah m’a accordé est bien meilleur que ce qu’Il vous a donné ! C’est plutôt vous qui vous réjouissez de votre cadeau ! 

Retournez parmi les vôtres. Nous allons marcher contre eux avec des armées auxquelles ils ne pourront résister, et nous les chasserons de leur contrée humiliés et avilis. »

La reine, suite à ça, elle s’est donc rendu compte que cet homme était croyant, qu’il possédait une réelle croyance et qu’il était prêt à mettre à disposition sa force et sa puissance afin de faire triompher la religion à laquelle il appelait, et qu’il était donc mieux de répondre favorablement à sa demande.

Lorsque Souleyman sut que la reine ne voulait pas entrer en guerre avec lui, il sut qu’elle allait venir à lui.

Donc elle allait répondre favorablement à son appel et qu’elle allait venir à lui, elle ainsi que son peuple, en toute soumission.

Il voulut la surprendre par quelque chose qui toucherait son cœur et qui la guiderait vers l’islam avec certitude et persuasion, du fait qu’avec ce qu’il allait lui préparer, elle comprendrait la force et la puissance d’Allah et Sa grandeur, mais aussi la véracité et la véritable prophétie de Souleyman.

Il demanda à ses hommes de lui apporter son trône qu’elle avait laissé dans son royaume.

La traduction des versets : « Ô notables ! Qui d’entre vous m’apportera son trône avant qu’ils ne viennent à moi soumis ? »

Un redoutable djinn répondit : « Je te l’apporterai avant que tu ne quittes ta place. Je suis pour cela assez fort et digne de confiance. »

Ce qu’il s’est passé, c’est que Souleyman savait qu’ils étaient en route pour venir à lui.

Donc entre-temps, il a demandé à l’un de ses notables d’aller dans son royaume à elle et de lui ramener son trône. Donc le trône de la reine.

Souleyman, en fait, ce qu’il voulait faire par là, c’est mettre sa raison à l’épreuve, mettre la raison de la reine à l’épreuve.

Et donc il ordonna à ses disciples de modifier le trône.

Une fois qu’il lui a rapporté le trône, il leur a ordonné de le modifier.

Donc la traduction rapprochée du verset :

« Rendez son trône méconnaissable ! Nous verrons si elle saura le reconnaître ou non. »

Lorsqu’elle arriva, elle vit le trône et fut questionnée : « Ton trône est-il ainsi ? »

Donc la traduction rapprochée du verset : lorsqu’elle arriva, on lui demanda :

« Ton trône est-il ainsi ? »

Elle répondit : « On dirait que c’est lui. »

Souleyman dit : « Le savoir nous a été donné avant elle et nous étions déjà soumis. »

Donc elle répondit intelligemment, c’est-à-dire qu’elle ne nia pas et elle n’affirma pas, mais elle répondit avec précaution en disant qu’en effet, il y a une forte ressemblance avec son trône. Donc elle dit : on dirait que c’est lui, c’est-à-dire il m’a tout l’air de l’être.

La traduction rapprochée du verset :

« Le savoir nous a été donné avant elle et nous étions déjà soumis. »

Dans ce verset, on voit que Souleyman atteste de sa science.

Donc le savoir, certes, il lui a été donné à lui avant elle, mais il lui a été donné à elle également.

Il atteste de la science de cette femme.

Puis Allah clarifia que ce qui l’avait en réalité éloignée de Son adoration n’était autre que son entourage mécréant dans lequel elle vivait, autour duquel elle vivait plutôt, son suivi de ses ancêtres et non pas l’ignorance et le manque de raison et de clairvoyance. C’est-à-dire que c’était une femme qui était raisonnable, qui avait de la clairvoyance et qui était intelligente. Mais la raison de sa mécréance, c’était son entourage de mécréants et son suivi de ses ancêtres.

Allah dit selon la traduction rapprochée du verset :

« [Seul] ce qu’elle adorait en dehors d’Allah l’empêchait d’être croyante, car elle faisait partie d’un peuple mécréant. »

La reine, elle a été encore surprise une seconde fois par ce que Souleyman lui avait préparé.

Et cette surprise, c’était un château de cristal, un palais de cristal construit sur l’eau.

Et on voyait l’eau profonde à travers le cristal qui était transparent.

C’est-à-dire que le château était entièrement en cristal, transparent, et donc sur le sol, quand il était construit sur l’eau, on avait l’impression que c’était des eaux profondes. Et donc elle a été ordonnée d’entrer dans le palais.

Allah dit selon la traduction rapprochée du verset :

 On lui dit : « Entre dans ce palais ! » Lorsqu’elle le vit, elle prit [son sol] pour des eaux profondes et découvrit ses jambes, [pensant entrer dans l’eau].

Souleyman lui dit alors : « C’est un palais pavé de cristal. »

Comme elle pensait qu’elle se soumettait à l’ordre de Souleyman qui lui a dit d’entrer dans le palais, et donc elle allait se préparer à nager. C’est pour ça qu’elle a relevé son vêtement et qu’elle a découvert ses jambes pour se préparer à nager vers Souleyman.

Et lui, il lui a dit, le prophète Souleyman a dit : c’est un palais pavé de cristal.

Donc dans la parole d’Allah : elle crut que son sol était des eaux profondes, dans la parole d’Allah, elle crut, cela indique que sa raison, quand bien même elle était prédominante, elle était tout de même manquante à cause de l’adoration qu’elle jouait à autre qu’Allah.

Donc elle découvrit ses jambes en pensant entrer dans l’eau, en se soumettant à l’ordre de Souleyman, quand bien même cela serait difficile pour elle de nager jusqu’à lui.

Et Souleyman lui annonça alors qu’il s’agissait d’un sol de cristal et qu’il n’était pas nécessaire de relever son vêtement pour nager.

Elle fut alors émerveillée et elle ne put que reconnaître la prophétie de Souleyman lorsqu’elle vit que son royaume était plus grandiose que le sien.

Elle comprit que cela ne pouvait appartenir qu’à un homme soutenu par le Seigneur des mondes.

Et donc elle annonça immédiatement son repentir et sa soumission complète à Allah.

Allah dit selon la traduction rapprochée du verset :

Elle dit : « Seigneur ! Je me suis fait du tort et je me soumets avec Souleyman à Allah, Seigneur de l’univers. »

Donc elle invoqua Allah par Sa seigneurie,  qui implique obligatoirement Son adoration. Elle invoqua Allah en disant « Rabbi », donc dans le verset « Rabbi ». Et elle ne dit pas « yaa rabb », ce qui implique qu’elle sentit à ce moment-là qu’Allah était proche d’elle et qu’elle était proche de Lui.

Elle reconnut l’injustice qu’elle commet envers sa propre personne en suivant une autre voie que l’islam et dit : « Je me soumets avec Souleimane à Allah, le Seigneur des mondes ».

Elle mentionna le nom d’Allah, le nom le plus grandiose, le nom d’Allah qui implique l’ensemble de Ses noms et attributs en reconnaissant qu’Allah était le Seigneur de toute chose.

Elle se soumit à Allah sincèrement en se purifiant de toute association.

Et la preuve qu’elle se purifia de toute association, c’est qu’elle n’a pas dit :

« Je me soumets à Souleyman », elle a dit : « Je me soumets avec Souleyman à Allah ».

Elle avoua sa fausse croyance et celle de son peuple et elle passa d’une femme qui adore et se prosterne devant le soleil à une femme musulmane, croyante, soumise, qui n’adore qu’Allah seul sans associer.

Sa nature saine l’avait donc menée vers la vérité et lui permit de se rendre à l’évidence avec clairvoyance.

Son peuple se soumit à Allah également et revinrent chez eux musulmans.

La cause de leur soumission n’était autre que la sincérité de Souleyman dans son appel à Allah et ses efforts considérables afin de faire ancrer l’islam dans leur cœur.

Allah guida alors entre ses mains un royaume tout entier.

La reine de Saba est donc un noble exemple de soumission à la vérité, à la précipitation vers son suivi et au délaissement de l’orgueil.

Elle était une femme exemplaire de par sa raison, son intelligence et sa clairvoyance qu’Allah soit satisfait d’elle et l’agrée.

Son histoire, qui est mentionnée dans le Coran, Allah en a fait un exemple dans la soumission et dans la précipitation vers le suivi de la vérité et au délaissement de l’orgueil lorsque la vérité nous parvient.

Allah dit selon la traduction rapprochée du verset, dans surat Al-Anfal :

(24) Ô vous qui croyez ! Répondez à Allah et au Messager lorsqu’il vous appelle à ce qui fait vivre [pleinement], et sachez qu’Allah s’interpose entre l’homme et son cœur et que c’est vers Lui seul que vous serez rassemblés.﴿

Et dans un autre verset de surat Al-Qasas :

(49) Réponds-leur : « Apportez donc un livre venant d’Allah qui soit meilleur guide que ces deux-là, et je les suivrai si vous êtes véridiques. » (50) Mais s’ils ne te répondent pas, sache qu’ils ne font que suivre leurs passions. Qui est plus égaré que celui qui suit ses passions sans aucune direction venant d’Allah ? Allah ne guide pas les transgresseurs. (51)

Dans le premier verset :

Ô vous qui croyez ! Répondez à Allah et au Messager lorsqu’il vous appelle à ce qui fait vivre [pleinement]

Donc Allah nous dit dans ce verset, Il nous ordonne de nous soumettre et de nous précipiter à répondre à Son appel et à l’appel du Prophète ﷺ lorsqu’il nous appelle à l’islam, qui en réalité, l’islam et la soumission et la foi sont ce qui nous fait vivre, ce qui fait vivre nos âmes et nos cœurs.

Allah dit : lorsqu’il vous appelle à ce qui fait vivre, ce qui fait vivre pleinement. Ça signifie qu’une personne qui vit sans foi, sans soumission et sans répondre à l’appel d’Allah et de Son Messager est en réalité morte, quand bien même elle serait dans un corps pourtant vivant.

Que signifie cette réponse à laquelle Allah et Son Messager nous appellent ?

Ça signifie la soumission à l’ordre d’Allah et de Son Messager, la précipitation et l’appel à cela, l’éloignement des interdits d’Allah et de Son Messager et le désaveu et l’interdiction de cela.

Donc ces quatre piliers doivent être réunis et concrétisés dans la réponse à l’appel à Allah, sinon la réponse à l’appel sera incomplète, elle sera manquante. Et cet appel n’est autre que l’appel de la soumission à Allah, lorsque Allah nous appelle à nous soumettre à Lui.

Ibn Kathir qu’Allah l’agrée, a expliqué le verset d’Allah : qui est plus égaré que celui qui suit ses passions sans se baser sur une guidée venant d’Allah ?

Il a expliqué ce verset en disant :

Celui-ci, c’est-à-dire celui qui suit ses passions, qui ne se soumet pas à Allah et qui ne se base pas sur une guidée venant d’Allah, celui-ci ne ressentira pas d’apaisement ni de repos, car sa poitrine sera oppressée à cause de son égarement.

Quand bien même son apparence serait belle, quand bien même il mangerait ce qu’il désire, quand bien même il vêtirait ce qu’il désire, résiderait dans ce qu’il désire, car s’il n’y a pas dans son cœur la guidée, la soumission et la certitude, il sera confus, douteux, sans cesse hésitant, et cela est la vie pénible qu’Allah a promise à celui qui ne se soucie pas de Son rappel.

Parmi les fruits de la soumission à Allah, mes sœurs, le fait de vivre une vie paisible, la poitrine apaisée et l’épanouissement.

Parmi les particularités de la foi, le fait qu’il en résulte l’apaisement du cœur, son repos et sa satisfaction de ce qu’Allah lui a octroyé. Mais aussi le fait que ce cœur ne s’attache à personne si ce n’est à Allah, et ceci est la vie paisible. Car le croyant qui a une foi correcte dont découlent des œuvres pieuses, peu importe ce qu’il lui arrive comme événements heureux ou malheureux, joie, bonheur, difficulté, tristesse, angoisse, il les acceptera.

Il remerciera Allah pour cela ou patientera d’une belle patience.

Ça nous montre, mes sœurs, que la soumission à Allah à laquelle découle la foi ne peut qu’être une cause d’épanouissement dans ce bas-monde.

Pour finir, je demande à Allah qu’il nous permette de Le rencontrer en pleine soumission et qu’il ne cesse de nous guider, qu’il ne cesse de nous guider vers Son agrément et Sa satisfaction.

Retranscription fidèle, mot par mot, du cours de Sarah Minhaj as Salikaat

 
Toute la louange est pour Allah, Celui qui, grâce à Ses bienfaits, les bonnes choses sont complétées