Blog
Au nom d’Allah, et que la prière et la paix soient sur le Messager d’Allah,
sur sa famille, ses compagnons et ceux qui le prennent pour allié. Ceci dit :
Hanna, la mère de Maryam, et donc c’est un modèle de la mère pieuse dans la rectitude, dans la piété de sa descendance.
Hannah, c’était la femme de Imran, donc elle est la mère de Maryam, Maryam la véridique, qui était la mère de Issa, alayhi salam.
Donc Hannah, c’est la grand-mère de Issa, Issa qui était le messager d’Allah et son prophète.
Et donc son nom, comme il est mentionné dans les différents livres de tafsir, c’est Hanna bint Faqoudh.
Donc comme on l’a vu la dernière fois pour celles qui étaient là, c’est donc la sœur de Ischa’a bint Faqoudh, qui était la femme du prophète Zakaria.
Donc son mari à Hannah était Imran, Imran ibn Yashham, qui était un imam pour son peuple.
Il était issu d’une lignée de prophètes du fait qu’il était de la descendance de Soulayman, le fils de Daoud, ibn Yaqub, ibn Ishaq, ibn Ibrahim, alayhi salam.
Donc Allah, Il a choisi Hannah pour faire partie de la famille d’Imran. Et Il leur a octroyé de nobles grâces.
Allah dit sur la traduction rapprochée d’un verset de la sourate Al-Imran :
Certes, Allah a élu Adam, Noé, la famille d’Ibrahim et la famille d’Imran au-dessus des mondes, une descendance les uns des autres, et Allah est Audient et Omniscient.
Donc Allah dit dans le Coran qu’Il a élevé la famille d’Imran au-dessus des mondes.
Donc la femme d’Imran, Hanna, elle faisait partie des femmes de la famille élue.
Et Allah lui a accordé le privilège d’enfanter Maryam, qui elle ensuite a mis au monde Issa, sans père, ce qui n’est arrivé à personne d’autre dans toutes les communautés confondues.
À travers l’histoire de Hanna, on voit les qualités de sa personne.
On voit sa forte foi et sa proximité avec Allah. Dès qu’elle a été enceinte, elle a choisi de se rapprocher d’Allah avec ce qu’elle avait de plus cher, son enfant, sa chair.
Elle était résolue à sacrifier ses besoins pour ceux de son enfant, en mettant sa confiance en Allah et en Lui demandant Son soutien et Son aide.
Ce qu’elle voulait, Hanna, dès qu’elle a su qu’elle était enceinte, ce qu’elle voulait, c’était son souhait, elle voulait que son enfant soit consacré à la religion, qu’il soit dédié au service du culte, en se détachant des préoccupations de ce bas-monde.
Et donc c’est pour ça qu’elle a fait le vœu de consacrer ce qu’il y avait dans son ventre pour Allah, dans un esprit pur et libre de toute attache, pour que cet enfant-là soit libéré des chaînes de ce bas-monde et qu’il soit entièrement voué au service de la religion.
Donc c’est le vœu qu’elle a fait quand elle a su qu’elle était enceinte.
Donc on voit à travers ce choix de sacrifier ses besoins, c’est-à-dire ses besoins de mère, d’avoir son enfant auprès d’elle, on voit à travers ce choix-là qu’elle a fait ça pour se rapprocher d’Allah.
On voit à travers ce choix qu’elle a été guidée évidemment par la piété et la foi.
Donc au vu de sa grande sincérité, Hanna, donc elle a invoqué Allah avec insistance et avec soumission.
Elle a dit, comme ça a été mentionné dans le Coran, dans la traduction rapprochée du verset 35 de la sourate Al-Imran :
« Seigneur, je T’ai voué ce qui est dans mon ventre pour être exclusivement dédié à Ton adoration. Accepte-le donc de moi, Tu es en vérité l’Audient, l’Omniscient. »
Donc c’est le vœu qu’elle a fait.
D’abord, ce qu’on remarque à travers cette invocation, c’est qu’elle a invoqué Allah par Sa seigneurie, directement, Seigneur, sans intermédiaire.
Elle s’est directement adressée à Allah et elle L’a invoqué par Sa seigneurie sans intermédiaire parce qu’elle savait qu’Il est le Seigneur qui élève et éduque et qu’Il est proche de Ses serviteurs.
Donc son vœu, le vœu qu’elle a fait, il était sincère et purement voué à Allah, comme on le voit à travers ses paroles quand elle dit :
« je T’ai voué ce qui est dans mon ventre, je T’ai voué ce qui est dans mon ventre ».
Donc là, elle exprime sa conviction de l’autorité absolue d’Allah.
Donc quand elle dit « Laka », donc « je T’ai voué », le « L » ici, de la particule « Laka », c’est, comme c’est connu dans son sens linguistique, ça indique la possession et le mérite.
Donc dans l’expression quand elle dit « Laka », donc « pour Toi », c’est « je T’ai voué ».
Donc on voit à travers cela la pureté de son vœu et sa sincérité.
Ensuite, dans l’expression « ce qui est », quand elle dit « je T’ai voué ce qui est dans mon ventre ».
Donc on remarque qu’ici, elle n’utilise pas de genre, elle n’utilise pas d’indication spécifique pour désigner l’enfant, qu’il soit garçon ou fille. Donc elle voue à Allah, elle décide de faire le vœu de vouer à Allah ce qu’elle porte dans son ventre, que ce soit un garçon ou une fille.
Elle ignorait à ce moment-là la nature de sa grossesse et elle ne savait pas qu’elle allait avoir une fille.
Ensuite, elle demande l’acceptation de son vœu à Allah. Elle demande l’acceptation de son vœu à Allah et on voit qu’elle recherche Sa satisfaction.
Elle recherche Sa satisfaction à travers la sincérité et l’intention de son vœu.
Donc elle dit : « Accepte-le de moi , accepte cet enfant, Tu es en vérité l’Audient, l’Omniscient. »
Donc ça c’est l’invocation humble de Hannah, une démonstration de la soumission pure envers Allah, d’une dévotion totale envers Lui et d’un affranchissement de toute attache et d’un désengagement de tout, sauf de Sa satisfaction et de Son agrément.
Ensuite, les choses ne se sont pas passées comme elle l’avait imaginé.
C’est-à-dire qu’elle pensait avoir un garçon, mais elle a mis au monde une fille, ce qui l’a surprise. Elle a été surprise d’avoir une fille et en fait, ça l’a surprise parce qu’elle avait pour projet de dévouer son enfant au culte. Donc elle a ressenti une appréhension face à ça qui était inattendue et du coup, ça allait à l’encontre de ses attentes et de son plan, puisque, je le répète, elle avait pour but de dévouer son enfant au culte.
Donc elle a exprimé son étonnement en renouvelant encore une fois sa soumission à Allah.
Donc elle dit : « Seigneur », donc elle s’exprime par, elle invoque Allah.elle s’exprime par, elle invoque Allah par sa seigneurie.
» Seigneur, voilà que j’ai mis au monde une fille. Seigneur, »
Donc en fait, sa surprise, son étonnement vient du fait qu’elle se demandait à ce moment-là comment une fille pouvait être consacrée à la maison sacrée et dédiée exclusivement à l’adoration. Parce que ça, forcément, ça nécessite le fait de ne pas être distraite, que ce soit par les tâches domestiques, par les menstrues, par le cycle menstruel et à d’autres contraintes qui sont spécifiques aux femmes.
Donc ça, c’était l’objet de sa surprise et de son étonnement.
Mais Allah, dans Sa sagesse, Il connaissait la valeur et l’importance de celle qu’elle avait mise au monde. Et Il savait, Allah savait qu’elle portait en elle un bien suprême, supérieur à ce qu’on pourrait atteindre d’un garçon, d’un garçon quelconque.
Donc Allah dit, selon la traduction rapprochée:
» Allah sait mieux ce qu’elle a mis au monde et le garçon n’est pas comme la fille. «
Hanna, ce qu’elle voulait dire par ses paroles et par son étonnement, c’est que la fille, elle ne pourrait pas accomplir ce que le garçon peut, c’est-à-dire en termes de dévouement exclusif au service de la mosquée, du lieu de culte, à cause des difficultés auxquelles la femme pourrait faire face.
Mais ce qu’elle ignorait donc, c’est qu’Allah avait préparé un destin particulier pour cette fille, un destin qui allait surpasser ses attentes.
Donc elle a accepté le décret
d’Allah, elle a obéi à Son ordre et elle a eu de bons soupçons envers son Seigneur, en espérant qu’Il accepte le vœu qu’elle avait fait.
Elle savait que lorsqu’Allah décide d’une chose, le serviteur n’a pas à intervenir dans Sa gestion. Donc elle a présenté son enfant avec humilité et Allah a accepté son évocation et Il choisit pour elle le nom Maryam.
Allah a choisi pour cette fille le nom Maryam qui signifie la servante ou celle qui se consacre au culte, à l’adoration.
Donc elle dit, je l’ai nommée Maryam et donc elle conclut ensuite en invoquant pour sa fille pour qu’Allah la protège, qu’Il la protège à elle, mais aussi sa descendance.
Qu’Allah protège Maryam et sa descendance contre Shaytan.
Donc elle dit, je la place sous Ta protection ainsi que sa descendance contre Shaytan, le maudit.
Par sa sincérité et sa véracité, elle ne voulait que le bien pour sa fille, mais elle espérait aussi que sa fille et sa descendance soient préservées et protégées contre les ruses et les tentations de Shaytan.
Donc ça montre son désir que sa fille vive sous la protection d’Allah et qu’elle soit sauvée des pièges et des malheurs de ce monde.
Quels ont été les résultats de ces invocations humbles et pleines de piété qui ont jailli du cœur pieux de cette femme ?
Allah dit, selon la traduction rapprochée du verset :
« son Seigneur l’accepta favorablement, la fit croître en belle croissance et la confia à la garde de Zakaria. »
Donc Allah dit, selon la traduction rapprochée du verset, qu’Il a accepté ce vœu, Il a accepté cet enfant, Il a accepté Maryam, son Seigneur l’accepta favorablement, la fit croître en belle croissance et la confia à la garde de Zakaria.
Donc à ce moment-là, Il a accepté cette fille, Maryam, pour être dédiée au service de Son culte et à la maison sacrée.
Il a déversé sur elle Ses bénédictions, Il l’a élevée dans la pureté et la perfection.
Elle est devenue une femme pieuse, une femme sincère dans son adoration et exemplaire.
À ce moment-là, Il l’a placée sous la garde du prophète Zakaria, qui était le mari de sa tante, un prophète sage et bienveillant.
Maryam, elle est alors devenue un modèle. Maryam est devenue un modèle pour toutes les femmes sincères dans leur dévotion à Allah.
Donc Allah dit, selon la traduction rapprochée du verset 28 de la sourate Maryam au sujet de Hannah : « Et ta mère n’était pas une femme impudique. »
Donc les gens ont dit : « Et ta mère n’était pas une femme impudique. »
Cette phrase qu’on trouve dans le récit de Maryam dans le Coran, lorsqu’elle a mis au monde Issa, alayhi salam.
« Et ta mère n’était pas une femme impudique. »
Cette phrase qui est mentionnée dans le Coran, elle montre la pureté de la mère de Maryam.
Elle reflète la piété et la vertu de cette lignée de femmes pieuses et la manière dont Allah a choisi celles qui sont dignes de porter Ses messages.
Allah dit, selon la traduction rapprochée d’un verset de la sourate Al-Maïda :
« Allah n’accepte que de ceux qui sont pieux. «
Ce verset-là, il met en évidence que la sincérité, la pureté de l’intention et la piété, c’est des conditions essentielles pour que les actes soient agréés par Allah.
Hanna, la mère de Maryam, elle était dotée de cette sincérité et de cette piété, de cette dévotion.
Et c’est pour cela qu’Allah a accepté son vœu.
Hanna, au-delà de sa piété, de sa sincérité et de ses nobles vertus, elle est un modèle dans le Coran,elle est un modèle de la mère pieuse et attentionnée,de la mère soucieuse de la piété, de la rectitude de sa descendance.
Dès qu’elle a mis sa fille au monde, elle a invoqué Allah pour qu’Il la protège, elle et sa descendance, contre Shaytan.
Sa sincérité dans son invocation, forcément, ça a contribué à implanter fermement la foi dans le cœur de Maryam et de sa descendance.
L’effet de la foi, il se reflète dans sa personne.
On voit à travers ce récit une femme droite, une femme sincère, une femme désavouée de toute adoration pour autre qu’Allah, une femme tournée entièrement vers Allah avec une dévotion qui est pure.
Son invocation, elle a été exaucée et Maryam, elle a été protégée, elle et sa descendance, par la grâce d’Allah.
Ce qu’on a à tirer, nous, en tant que femmes musulmanes de cette histoire, c’est qu’il existe dans l’histoire de l’islam, et c’est ce qu’on voit depuis le début de cette série, des récits qui ne sont pas que là pour informer, mais aussi pour éduquer, pour illuminer, pour éveiller nos cœurs à des réalités qui sont essentielles.
Parmi ces récits, on a celui-là, celui de Hanna, cette femme pieuse et vertueuse dont la mention sera éternelle dans le Coran.
Elle est un exemple pour nous toutes, parce qu’elle incarne ce que signifie être une mère qui a un lien avec Allah, une mère qui comprend la profondeur de son rôle dans la vie de ses enfants.
Donc l’héritage que nous laisse Hanna, c’est une leçon pure.
Quand elle a senti les premiers signes de sa grossesse, elle a prononcé des paroles qui résonnent encore aujourd’hui dans les cœurs des croyants.
Elle a dit, comme ça a été mentionné dans la sourate Al-Imran :
« Seigneur, je T’ai voué à Toi seul ce qui est dans mon ventre. Accepte-le donc de moi, Tu es en vérité l’Audient, l’Omniscient. »
Mes sœurs, ce qu’on doit faire, c’est qu’on doit réfléchir à ces mots.
Hanna, elle ne s’est pas contentée de vouloir un enfant, comme on peut le faire aujourd’hui.
Elle ne voulait pas qu’un enfant.
Elle voulait que cet enfant soit une offrande pour Allah, un être entièrement dédié au service de son Créateur.
Elle n’a pas pensé à ce que cet enfant pourrait lui apporter, que ce soit sur le plan matériel ou émotionnel, non. Elle a pensé à ce que cet enfant pourrait apporter à la cause d’Allah et à la rectitude de la communauté.
Ça nous enseigne une leçon fondamentale, c’est qu’élever un enfant, c’est bien plus que répondre à ses besoins physiques.
C’est voir cet enfant comme une responsabilité confiée par Allah, un dépôt sacré qu’on doit nourrir, certes, mais aussi éduquer et guider pour qu’il devienne un serviteur pieux et utile non seulement à sa famille, mais aussi à la communauté tout entière.
Et Hanna, elle avait compris cela, elle avait une vision claire, une intention pure, et c’est par cette intention qu’elle a mérité d’être mentionnée dans le Coran pour l’éternité.
La mère, c’est le premier environnement religieux de l’enfant.
La mère, comme vous le savez, c’est la première école de l’enfant.
Avant même qu’un enfant ne marche ou ne parle, il absorbe tout de sa mère, sa foi, ses émotions, ses valeurs, son attitude.
Une mère pieuse qui a un lien fort avec Allah, elle va transmettre à son enfant bien plus que des paroles, elle lui transmet une lumière, une stabilité, une force intérieure.
Regardez Maryam alayha salam, cette femme exceptionnelle qui a été choisie par Allah pour devenir la mère de Issa alayhi salam.
Est-ce que vous pensez que sa foi, sa chasteté et sa pureté, elles ont apparu sans précédent ?
Non, bien sûr, ses qualités, elles ont été plantées dans son cœur par une mère pieuse.
Hanna, par sa sincérité et ses invocations, elle a préparé sa fille à devenir une servante d’Allah exceptionnelle.
Allah nous rappelle dans le Coran, comme je l’ai dit tout à l’heure, dans la sourate Al-Maïda :
« Allah n’accepte que de ceux qui sont pieux » que de ceux qui Le craignent.
Mes sœurs, ce n’est pas le nombre d’efforts ou d’actions qui compte, mais c’est la piété avec laquelle on accomplit tout ça. Une mère pieuse, elle élève ses enfants non pas pour qu’ils soient riches, pour qu’ils soient célèbres, mais pour qu’ils obtiennent la satisfaction d’Allah.
Et cette satisfaction, elle commence par son propre comportement, par sa propre foi.
À travers cet exemple de l’histoire de Hanna, on apprend plusieurs qualités essentielles que chaque mère doit incarner pour élever une génération pieuse et vertueuse.
Donc ces qualités, elles ne vont pas se limiter qu’à la foi et à la dévotion, mais aussi ça inclut la quête de savoir et une compréhension profonde.
Parce qu’une mère vertueuse, c’est aussi une éducatrice qui est éclairée.
Parmi les caractéristiques qui vont ressortir de l’histoire de Hanna, on peut retirer déjà la foi profonde et la confiance en Allah, qui sont la base de la religiosité d’une femme et, par conséquent, d’une mère.
Hanna, elle a démontré une foi inébranlable en Allah. Quand elle a mis au monde une fille alors qu’elle espérait un garçon pour servir dans la maison sacrée, dans le lieu de culte, elle a accepté immédiatement et avec humilité le décret d’Allah.
Donc ça, ça montre une compréhension profonde que la sagesse d’Allah dépasse nos attentes.
La sagesse d’Allah dépasse nos attentes humaines.
Cette foi inébranlable, elle lui a permis de ne pas se décourager face à ce qu’elle a pu au début percevoir comme étant un échec. Elle, elle voulait un garçon, elle avait un plan en ayant un garçon et elle a eu une fille.
Au début, elle pouvait percevoir cela comme un échec. Mais elle ne s’est pas découragée et elle a plutôt cru au plan parfait d’Allah.
Ensuite, ce qu’on peut en retirer, c’est la sincérité et la pureté de l’intention.
Quand Hanna, elle a voué son enfant à Allah, elle l’a fait avec une intention pure.
Elle cherchait uniquement l’agrément de son Seigneur.
Ce vœu qu’elle a fait, ce vœu, qui est une adoration, elle l’a fait en plaçant tout espoir en Allah. Et elle s’est libérée de tout désir égoïste.
Cette sincérité dans son intention, ça a été la cause de l’acceptation de son vœu, de Son aide et de la bénédiction de sa descendance.
Maryam, elle a non seulement été pieuse, mais aussi elle a été choisie par Allah pour devenir la mère d’un prophète, Issa alayhi salam.
Ce qu’on en retire aussi, c’est l’invocation constante.
Hanna, elle comprenait que tout acte humain a besoin de la bénédiction d’Allah pour porter ses fruits.
Donc après avoir fait tout ce qu’elle pouvait, tout ce qui était en son pouvoir en tant que mère, elle a confié son enfant à Allah en disant : « et je la place sous Ta protection, ainsi que sa descendance, contre shaytan le maudit. »
Elle a invoqué pour sa fille et pour sa descendance.
Cette invocation, c’est un rappel que l’éducation religieuse des enfants dépasse nos simples efforts humains et matériels.
Une mère pieuse, elle ne se contente pas d’agir. Elle invoque Allah avec insistance pour le bien-être religieux de ses enfants.
Donc on voit à travers son histoire que Hanna, elle n’a pas seulement invoqué pour la piété de Maryam, mais également pour celle de toute sa descendance.
C’est ainsi que Issa alayhi salam, il est devenu l’un des plus grands prophètes d’Allah, et ça nous montre que l’effort d’une mère pieuse ne se limite pas qu’à l’enfance.
Élever un enfant pieux et vertueux, c’est poser les fondations, en réalité c’est poser les fondations d’une génération toute entière qui sera tournée vers Allah.
Aujourd’hui, mes sœurs, cette responsabilité, elle est entre nos mains.
On doit être les éducatrices, les protectrices et des sources d’inspiration pour nos enfants.
Ça signifie équilibrer notre foi avec une connaissance qui va être approfondie de notre religion.
Ça signifie élever nos enfants pour qu’ils soient pieux dans leur foi, excellents dans leurs actes et éclairés dans leur savoir, dans leur science.
Et cette éducation religieuse, elle ne peut se transmettre que si la mère est elle-même instruite et ancrée dans la foi.
Une mère qui va négliger ses prières, qui n’a pas d’éducation religieuse, qui n’a pas de lien avec Allah, que ce soit à travers Son évocation ou Son invocation, une mère qui va se laisser dominer par ses passions, elle ne peut pas espérer transmettre à son enfant une lumière qu’elle n’a pas elle-même.
Le rôle de la mère, mes sœurs, il est plus crucial que jamais dans le monde où on vit. On vit dans une époque où les distractions sont nombreuses, où les valeurs se perdent, où les pressions extérieures et les tentations sont immenses. Mais sachez, mes sœurs, qu’une mère qui a un lien fort avec Allah, elle est plus puissante que toutes les influences du monde.
Si vous êtes fermes dans votre foi, constantes dans vos prières, sincères dans vos intentions, dévouées à votre apprentissage de la science, alors vos enfants auront, in chaa Allah, un bouclier contre les épreuves de ce monde.
Ne sous-estimez jamais l’impact de vos invocations.
Peut-être qu’un « Amin’ sincère que vous prononcez à 2 h du matin pour votre enfant changera sa destinée, son destin.
Peut-être qu’un acte de patience que vous montrez aujourd’hui plantera une graine dans votre enfant qui fleurira dans 10, 20 ou 30 ans.
Et surtout, souvenez-vous que vos enfants observent tout.
Si vous voulez qu’ils prient, priez.
Si vous voulez qu’ils soient patients, soyez patients.
Si vous voulez qu’ils soient véridiques, soyez véridiques.
Si vous voulez qu’ils apprennent la science, apprenez-la.
Si vous voulez qu’ils aiment Allah, montrez-leur que vous L’aimez.
Il y a des moments dans la vie où on doit se remettre en question,
où on doit faire une pause,
où on doit regarder honnêtement notre rôle,
notre mission et l’impact qu’on laisse derrière nous.
Il y a des questions qui méritent d’être posées, non pas pour qu’on y réponde à haute voix, mais pour qu’on y réfléchisse dans nos cœurs.
Par exemple, quand est-ce que, pour la dernière fois, vous avez invoqué sincèrement pour chacun de vos enfants par leur nom, en demandant à Allah de les guider ou de les protéger ?
Est-ce que votre enfant voit en vous un exemple à suivre dans sa relation avec Allah ?
Quelles valeurs vous transmettez à vos enfants par vos actes bien plus que par vos paroles ?
Parce qu’on sait que ce sont les actes qui comptent, ce ne sont pas que de simples paroles.
Une journée typique dans votre foyer, est-ce qu’elle est remplie d’œuvres pour la satisfaction d’Allah ou bien de tensions et de distractions ?
Quand votre enfant vous regarde, est-ce qu’il voit une femme ancrée dans sa foi ou bien une femme distraite par le quotidien ?
Quelle empreinte vous laissez dans le cœur de votre enfant à travers vos paroles et vos actions ? Quelle empreinte vous laissez dans le cœur de votre enfant à travers vos paroles et vos actions ?
Si votre enfant devait vous décrire en un mot, quel mot pensez-vous qu’il choisirait ?
Est-ce que vous montrez à vos enfants, par vos actes, ce que signifie aimer Allah,
rechercher Sa satisfaction et se soumettre à Sa volonté ?
Le but de toutes ces questions, déjà, ce n’est pas de juger, mais c’est de nous réveiller pour qu’on se rappelle l’immense responsabilité qu’on a envers nos enfants. et à travers eux et envers notre Seigneur.
Donc, on doit prendre un moment dans nos vies bien remplies pour nous remettre en question.
En conclusion, Hanna, la femme d’Imran et la mère de Maryam, elle est un exemple pour chaque mère qui aspire à élever une génération pieuse.
Elle nous enseigne que l’éducation, elle ne commence pas avec des livres ou des formations ou des règles, mais avec une intention sincère, avec un lien fort avec Allah et une recherche de Sa satisfaction à travers cette éducation.
Donc que chacune de nous suive son exemple et se souvienne que, par la grâce d’Allah, une mère pieuse, elle peut changer le cours de l’histoire.
Retranscription fidèle, mot pour mot, du cours de Sarah — Minhaj as Salikaat
Toute la louange est pour Allah, Celui qui, grâce à Ses bienfaits, les bonnes choses sont complétées
