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Au nom d’Allah, et que la prière et la paix soient sur le Messager d’Allah,
sur sa famille, ses compagnons et ceux qui le prennent pour allié. Ceci dit :
Ce soir on va parler de la mère de Moussa alayhi salam, la mère du prophète Moussa.
Comme j’ai dit la dernière fois, on avance dans un ordre chronologique.
La dernière fois, on a parlé lors du premier cours de Sarah, la femme du prophète Ibrahim alayhi salam.
Et aujourd’hui, on va parler de Miyahana, qui était la mère de Moussa, du prophète Moussa alayhi salam.
Donc tout d’abord, les versets du Qur’an où elle est mentionnée. Comme j’ai dit la dernière fois, pour celles qui n’étaient pas là, on parle uniquement de femmes qui ont été mentionnées dans le Qur’an.
Ce sont uniquement des femmes dont l’histoire a été mentionnée dans le Coran.
Les deux sourates où elle a été mentionnée, où son histoire a été racontée, ce sont Sourate Taha et Sourate Al-Qassas.
Donc les versets de Sourate Taha, c’est du verset 37 jusqu’au verset 40 :
Allah s’adresse au Prophète Moussa :
« nous t’avons déjà accordé nos bienfaits lorsque nous inspirâmes à ta mère ceci : mets-le dans un panier, puis jette-le dans le fleuve qui le ramènera vers la rive. Là, mon ennemi et le sien le recueillera. Par un effet de ma grâce, j’ai répandu sur toi l’amour de tous afin que tu sois élevé sous mon regard et ma protection. Lorsque ta sœur te suivit en marchant et dit à la famille de Pharaon : puis-je vous indiquer quelqu’un qui s’occupera de lui ? Ainsi nous te rendrons à ta mère afin qu’elle se réjouisse et cesse de s’affliger. »
Donc ça, ce sont les versets de Sourate Taha.
Ensuite, on a dans Sourate Al-Qassas, du verset 7 jusqu’au verset 13 :
« Nous inspirâmes à la mère de Moussa : allaite-le. Et si tu crains pour lui, jette-le dans le fleuve. N’aie pas peur et ne t’afflige pas pour lui. Nous te le rendrons et ferons de lui un messager.
Les proches de Pharaon le recueillirent afin qu’il soit pour eux un ennemi et une source d’affliction, car Pharaon, Haman et leur armée étaient réellement pécheurs.
La femme de Pharaon dit : cet enfant nous réjouira tous deux. Ne le tuez pas, peut-être nous sera-t-il utile ou le prendrons-nous pour fils, sans qu’ils ne soupçonnent ce qu’il allait advenir.
Le cœur de la mère de Moussa devint vide. Elle allait presque divulguer tout le concernant si nous n’avions renforcé son cœur pour qu’elle persiste à croire à la promesse d’Allah.
Elle dit à la sœur de Moussa : lance-toi à sa recherche. Elle l’aperçut alors de loin sans qu’ils ne sachent qui elle était.
Nous avons interdit le sein des nourrices jusqu’à ce qu’il soit rendu à sa mère. Puis sa sœur leur dit : puis-je vous indiquer une famille qui s’en chargera pour vous et fera preuve de dévouement à son égard ?
Ainsi nous le rendîmes à sa mère afin qu’elle se réjouisse, ne s’afflige plus et sache que la promesse d’Allah est véridique, mais la plupart ne le savent pas. »
Donc ça, ce sont les versets où la mère de Moussa est mentionnée, donc les versets de Sourate Taha et Sourate Al-Qassas.
Parmi vous, est-ce que certaines connaissent l’histoire du prophète Moussa lorsqu’il est né ?
Est-ce que parmi vous certaines connaissent cette histoire ?
On ne va pas entrer grandement dans les détails, mais je vais raconter un petit peu l’histoire pour qu’on arrive à faire le lien entre le sujet d’aujourd’hui, c’est-à-dire sa mère, et la confiance qu’elle avait en Allah.
Tout d’abord, il faut savoir qu’il y a une divergence sur son prénom. Il a été dit qu’elle s’appelait Ayarkha ou bien Ayarkhat. Donc ça, ce sont des divergences vis-à-vis de son prénom.
Ou encore Louha, certaines disent qu’elle s’appelait Louha. Cela a été notamment mentionné dans le tafsir de l’imam Al-Qurtubi.
Ou encore Muhyanah.
Il est impossible aujourd’hui de trancher et de dire avec certitude qu’elle s’appelait de cette manière-là, mais la majorité des savants de l’islam mentionnent dans leurs tafsir que le nom le plus probable était Muhyanah.
Mais dans le fond, le nom n’est pas le plus important.
Également, comme vous le savez peut-être, elle est appelée dans la Torah Yokhébed,.
Donc ça, c’est pour ce qui est de son nom.
Au niveau de sa filiation, c’est Muhyanah bint Yasshar ibn Laoui, ibn Ya’qub.
Donc c’était la fille du petit-fils de Laoui, qui était un des enfants du prophète Ya’qub alayhi salam.
Allah a honoré cette femme en faisant d’elle la mère du prophète Moussa.
C’est la première chose : Allah l’a honorée en faisant d’elle la mère du grand prophète Moussa.
Et il fit d’elle une femme bénie pour son peuple, dès le moment où elle mit au monde celui qui fut la cause de l’anéantissement de leur ennemi et de la fin de l’humiliation qu’ils subissaient.
(Le contexte était que les enfants d’Israël vivaient depuis de longues années dans l’humiliation. Ils vivaient en Égypte, où ils avaient fui, et ils étaient soumis à l’esclavage.
En Égypte, ils étaient opprimés par Fir’aoun et son peuple.)
Donc ça, c’est le contexte.
C’est pour cela qu’on dit qu’Allah a fait de cette femme une femme bénie pour son peuple dès le moment où elle a mis au monde Moussa, l’enfant Moussa, qui est devenu un prophète et qui a été la cause de l’anéantissement de leurs ennemis et de la fin de l’humiliation qu’ils subissaient.
Mais cette femme, cette mère, a été éprouvée par une chose terrible.
Une des choses les plus difficiles pouvant arriver à une mère qui vient d’avoir un enfant.
Mais malgré cette épreuve, elle resta ferme.
Elle plaça son entière confiance en son Seigneur et crut en sa promesse.
Elle fit passer la sensibilité de la foi devant la sensibilité de la maternité.
Et ça, c’est une chose que toute femme, toute mère et toute femme de manière générale, toute femme croyante doit s’efforcer de faire tout au long de sa vie : faire passer la sensibilité de la foi devant la sensibilité de la maternité ou de toute autre chose.
Donc c’est quelque chose dont doit tirer leçon toute mère musulmane.
Parfois, la sensibilité de la mère la pousse à faire des choses en faveur de son enfant, par miséricorde envers lui, mais qui ne sont en réalité pas du tout dans l’intérêt de l’enfant ni même dans celui de la mère.
Par exemple, ne pas l’inciter à apprendre la religion ou le Qur’an parce qu’il est fatigué, parce qu’il est petit, ou bien ne pas le réveiller pour prier le matin, ne pas l’inciter à jeûner.
La femme croyante doit faire passer la sensibilité de la foi devant son côté maternel, parce qu’elle sait que lorsqu’Allah dit une chose, il n’appartient pas à son adorateur d’avoir le choix.
Allah dit selon la traduction rapprochée du verset :
« Nous avons entendu et nous avons obéi. »
C’est ainsi que doit être la femme, et sa devise doit être :
« Nous avons entendu et nous avons obéi. »
La femme doit savoir qu’Allah est plus miséricordieux envers son enfant qu’elle-même.
La miséricorde de la mère envers l’enfant doit plutôt la pousser à lui apprendre la soumission entière à Allah, son obéissance et l’attachement à sa religion.
Pour en revenir à la mère de Moussa, Allah décréta qu’elle accoucherait de son fils Moussa à une époque où les enfants d’Israël étaient opprimés et torturés par Fir’aoun.
Ils goûtaient au pire des châtiments corporels et faisaient face aux pires supplices. Ils étaient réduits au statut d’esclaves.
Fir’aoun tuait leurs fils à la naissance durant une année, puis les laissait en vie durant une année afin qu’ils ne multiplient pas leur descendance, prennent le dessus sur lui et lui ôtent sa royauté.
Donc ça, c’était la loi à cette époque.
Fir’aoun avait décidé que pendant une année, tous les garçons qui allaient naître seraient tués à la naissance, et l’année suivante ils seraient laissés en vie.
Donc Allah dit selon la traduction rapprochée du verset 4 de la sourate Al-Qassas :
« Pharaon, sous son règne, avait divisé les habitants en clans. Il en opprimait certains dont il égorgeait les fils et épargnait les filles. Pharaon était du nombre des corrupteurs. »
Moussa naquit l’année où les garçons devaient être tués à la naissance. Allah a décrété que Moussa, alayhi as-salam, allait naître durant l’année où les garçons devaient être tués à la naissance.
Sa mère, après quelques mois, était dévastée de tristesse et elle fut prise d’anxiété dès lors qu’elle le mit au monde.
Elle se demandait évidemment comment allait-elle pouvoir le cacher au tyran.
Et si elle le cachait, comment allait-elle pouvoir l’empêcher de pleurer ?
Allah lui insuffla de l’allaiter puis de le déposer dans un panier sur le fleuve.
Il lui insuffla de ne pas craindre qu’il soit tué ou noyé, ni même d’être triste de la séparation, car Il allait le lui ramener afin de l’allaiter, puis il deviendrait un prophète et messager.
Donc ça, c’est la promesse qu’Allah a faite à la mère de Moussa.
Allah lui a insufflé d’allaiter son enfant puis de le déposer dans un panier sur le fleuve. Ensuite, Il lui a insufflé de ne pas avoir peur, de ne pas avoir peur qu’il soit tué ou noyé, ni d’être triste de se séparer de son enfant, parce qu’Il allait le lui ramener. Il lui a promis qu’Il allait lui ramener son fils et qu’il deviendrait un prophète et messager.
Allah dit selon la traduction rapprochée d’un verset de sourate Al-Qasas :
« Nous inspirâmes à la mère de Moussa : allaite-le. Et si tu crains pour lui, jette-le dans le fleuve. N’aie pas peur et ne t’afflige pas pour lui. Nous te le rendrons et ferons de lui un messager. »
Donc ça, c’est la promesse d’Allah.
Et dans sourate Taha :
« Lorsque nous inspirâmes à ta mère ceci : mets-le dans un panier, puis jette-le dans le fleuve qui le ramènera vers la rive. »
Comment, mes sœurs, pensez-vous qu’elle reçut cette révélation, ou plutôt cette épreuve lui demandant de laisser son enfant seul dans un fleuve.
Elle avait peur qu’il se fasse tuer, certes, mais est-ce au point de le déposer elle-même dans un fleuve où il va probablement se noyer ?
Mais la sensibilité de la foi l’a poussée à exécuter l’ordre de son Seigneur en priorité et à placer son entière confiance en Lui.
Et d’un autre côté, la fibre maternelle, qui s’était accentuée au fur et à mesure qu’elle allaitait son enfant, l’a poussée à garder son enfant auprès d’elle, même s’il venait à se faire tuer par les oppresseurs.
Ceci serait peut-être moins dur pour elle que de le laisser dans un fleuve sans savoir ce qu’il allait advenir de lui.
Sa piété l’a fait pencher vers la sensibilité de la foi et donc vers l’exécution de l’ordre de son Seigneur.
Elle déposa une partie de son cœur, c’est-à-dire son enfant, dans ce panier et dans le fleuve.
Et comment aurait-elle pu faire autrement alors que son Seigneur lui avait promis de le lui rendre et de l’élever au plus haut des degrés ?
On a ici une leçon grandiose sur la confiance en Allah, la certitude de la réalisation de Sa promesse et sur le fait de faire passer Son ordre devant toute chose.
Il est évident que laisser un nourrisson dans un panier sur le fleuve, agité par les vagues et le fort courant de l’eau, est à première vue un immense danger, une voie vers la noyade et évidemment la perte de l’enfant.
Mais seule une vraie croyante peut voir au-delà de cela.
C’est ainsi qu’il nous est demandé d’être, et c’est ainsi qu’a été Muhyanah, la mère de Moussa.
Se soumettre à l’ordre divin ne signifie pas ôter tout sentiment maternel. Au contraire, le Coran nous montre comment elle vécut ces moments difficiles et douloureux après avoir déposé son enfant sur le fleuve.
Allah dit dans la traduction rapprochée d’un verset de sourate Al-Qasas :
« Le cœur vide, peu s’en fallut que la mère de Moussa ne divulgue tout le concernant, si nous n’avions renforcé son cœur pour qu’elle persiste à croire à la promesse d’Allah. »
C’est-à-dire que, durant la nuit qui succéda à cet événement, elle était tourmentée, elle était triste. Son cœur brûlait de douleur pour Moussa.
Son cœur était dénué de toute chose si ce n’est la pensée de Moussa, la peur pour lui, l’envie de le retrouver, au point où elle était prête à sortir et informer les gens de la perte de Moussa.
Elle était prête à sortir et à révéler aux gens ce qui se passait pour qu’ils l’aident à retrouver son enfant.Et cette peur-là ne contredit évidemment pas sa foi ni ne la diminue. Il s’agit d’une peur qui est naturelle d’une mère pour son enfant, telle que le dit la règle : la peur naturelle de la créature ne contredit pas la foi ni ne la diminue.
Suite à cela, Allah raffermit son cœur.
Elle était triste, elle était dévastée et elle avait envie de sortir et de dire aux gens ce qu’elle venait de faire pour qu’ils l’aident à retrouver son enfant.
Allah raffermit son cœur et l’empêcha d’informer quiconque de ce qu’il venait de se passer. Il lui insuffla la patience et fit descendre la sérénité dans son cœur.
Son cœur était devenu telle une ouverture que l’on avait fermée afin que rien ne puisse en sortir. Elle garda tout dans son cœur.
Allah lui insuffla cela et lui raffermit son cœur afin qu’avec sa patience et sa fermeté, elle fasse partie des croyants. Car s’il arrive un mal au serviteur et qu’il se montre patient, sa foi augmentera. Mais s’il s’afflige et perd patience, sa foi diminuera.
Et c’est ainsi qu’Allah agit avec Ses alliés, avec Ses pieux serviteurs.
Il les raffermit lors des moments d’anxiété et de peur.
Il leur insuffle la patience.
Donc Allah lui a insufflé la patience et Il a raffermi son cœur.
Lorsque son cœur fut rempli de sérénité, elle se mit enfin à la recherche de son fils, en essayant d’accomplir les causes lui permettant de le retrouver.
Cela ne contredit absolument pas la confiance qu’elle avait en son Seigneur.
Le fait de faire les causes, de multiplier les causes, ne contredit absolument pas la confiance du serviteur envers son Seigneur, au contraire.
Allah la guida et lui fit envoyer sa fille à la recherche des traces de son frère.
Allah dit selon la traduction rapprochée d’un verset de sourate Al-Qasas :
« Elle dit à la sœur de Moussa : lance-toi à sa recherche. Elle l’aperçut alors de loin sans qu’ils ne sachent qui elle était. »
La petite fille exécuta l’ordre de sa mère et elle aperçut son frère au loin. Elle fit mine d’être une passante.
Le fleuve avait envoyé le panier contenant Moussa vers le rivage du château de Pharaon, sous l’administration d’Allah, le Sage.
Comme il est dit dans la traduction rapprochée du verset de sourate Taha :
« Mets-le dans un panier puis jette-le dans le fleuve qui le ramènera vers la rive. Là, mon ennemi et le sien le recueillera. Par un effet de ma grâce, j’ai répandu sur toi l’amour de tous afin que tu sois élevé sous mon regard et ma protection. »
Les servantes ramassèrent le panier.
Comme il est mentionné dans la traduction rapprochée du verset de sourate Al-Qasas :
« Les proches de Pharaon le recueillirent afin qu’il soit pour eux un ennemi et une source d’affliction. »
C’est-à-dire qu’ils l’ont ramassé et l’ont pris dans le château, mais ils ne savaient pas ce qu’il allait advenir de lui.
Le panier fut amené à la femme de Pharaon. Elle découvrit l’enfant et Allah mit immédiatement dans son cœur de l’amour pour lui.
Elle demanda à Pharaon de lui permettre de le garder, ce qu’il accepta.
Donc Allah dit selon la traduction rapprochée d’un verset de sourate Al-Qasas :
« La femme de Pharaon dit : cet enfant nous réjouira tous deux. Ne le tuez pas, peut-être nous sera-t-il utile ou le prendrons-nous pour fils, sans qu’ils ne soupçonnent ce qu’il allait advenir. »
On voit la miséricorde d’Allah, Sa douceur et Sa grâce envers la mère de Moussa lorsqu’Il fit que Moussa refusait catégoriquement le sein de toute femme ayant tenté de l’allaiter, jusqu’à ce que sa sœur vienne le retrouver.
Afin que cela soit la cause de son retour chez sa mère et évidemment la concrétisation de la promesse divine.
Donc la famille de Pharaon était attristée du fait que Moussa refusait de prendre le lait des femmes qui étaient censées l’allaiter.
Ils avaient peur qu’il ne se nourrisse pas et finisse par mourir.
C’est pour cela que lorsque sa sœur vit cela, elle leur proposa de leur indiquer une femme pouvant l’allaiter.
Donc Allah dit, selon la traduction rapprochée du verset de sourate Al-Qasas :
« Nous avons interdit le sein des nourrices jusqu’à ce qu’il soit rendu à sa mère. Puis sa sœur leur dit : puis-je vous indiquer une femme qui s’en chargera pour vous et fera preuve de dévouement à son égard ? »
Et dans un verset de sourate Taha :
« Lorsque ta sœur te suivit en marchant et dit à la famille de Pharaon : puis-je vous indiquer quelqu’un qui s’occupera de lui ? Ainsi nous te rendîmes à ta mère afin qu’elle se réjouisse et cesse de s’affliger. »
La femme de Pharaon était heureuse de cette nouvelle et espérait que cela fonctionne.
Ils l’ont donc amené chez sa mère et, lorsque Moussa sentit l’odeur de sa mère, il accepta immédiatement de prendre son sein.
La femme de Pharaon fut soulagée et elle proposa à la mère de Moussa de venir vivre avec eux dans le château afin d’allaiter l’enfant en échange d’une rémunération.
La mère de Moussa refusa et elle imposa de rester dans sa propre maison. Ils acceptèrent donc de lui laisser l’enfant en échange d’une rémunération.
Regardez, mes sœurs, comment la promesse d’Allah se concrétisa.
L’enfant perdu revient chez sa mère, qui était rongée par l’anxiété. Il revint sain et sauf, protégé par Pharaon et sa femme.
Les événements tragiques se produisaient autour de lui alors qu’il était en toute sérénité. Autour de lui, les garçons se faisaient tuer et lui était en sécurité.
Les yeux de sa mère furent comblés de bonheur. Sa foi en Allah augmenta ainsi que sa certitude de la concrétisation de la promesse d’Allah.
Sa soumission et son assujettissement à Allah furent à leur comble. Sa science de la puissance et de la sagesse d’Allah était encore plus profonde.
Allah dit, selon la traduction rapprochée d’un verset de sourate Al-Qasas :
« Ainsi nous le rendîmes à sa mère afin qu’elle se réjouisse, ne s’afflige plus et sache que la promesse d’Allah est véridique, mais la plupart ne le savent pas. »
Et dans un verset de sourate Taha :
« Lorsque ta sœur te suivait en marchant et dit à la famille de Fir’aoun : puis-je vous indiquer quelqu’un qui s’occupera de lui ? Ainsi nous te rendîmes à ta mère afin qu’elle se réjouisse et cesse de s’affliger. »
Donc vous voyez comment la promesse d’Allah s’est concrétisée.
Mes sœurs, cette histoire nous rappelle l’importance de la confiance que doit avoir la femme croyante en son Seigneur.
Parmi les noms d’Allah que nous devons connaître et avec lesquels nous devons L’adorer : Al-Kafi.
La femme croyante se doit d’apprendre les noms d’Allah et d’apprendre leur signification afin d’adorer Allah avec Ses noms et Ses attributs.
Aujourd’hui, le nom d’Allah sur lequel nous allons parler est le nom d’Allah Al-Kafi.
La femme doit connaître ce nom et doit adorer Allah avec ce nom.
Al-Kafi, c’est Celui qui suffit à Son serviteur.
Allah dit, selon la traduction rapprochée d’un verset de sourate Az-Zumar :
« Allah ne suffit-Il pas à Son serviteur ? »
Que signifie le fait qu’Allah suffit à Son serviteur ?
Cela signifie qu’Allah suffit à ceux qui placent en Lui leur confiance et s’en remettent à Lui, qui Lui obéissent et Lui demandent de l’aide.
Allah leur suffit.
Lorsque la servante d’Allah revient vers Lui, place en Lui sa confiance dans toutes ses affaires, Allah la récompense avec cette suffisance.
Allah dit, selon la traduction rapprochée du verset :
« Celui qui place sa confiance en Allah, Il lui suffit. »
La suffisance d’Allah provient parfois de choses que nous n’aurions jamais imaginées.
Allah dit aux musulmans au jour de la bataille de Badr. (Le jour de la bataille de badr, le contexte était que les musulmans étaient face à une armée beaucoup plus nombreuse qu’eux. Ils furent donc pris de peur.)
Allah dit, selon la traduction rapprochée du verset : « Si vous faites preuve de patience et de piété et que les ennemis prennent le dessus sur vous, votre Seigneur vous assistera de cinq mille anges portant des signes distinctifs. »
C’est-à-dire qu’au moment où ils craignaient que leurs ennemis, qui étaient plus nombreux, prennent le dessus sur eux, ils avaient peur de cette bataille inégale et déséquilibrée. Allah leur envoya Ses soldats venus du ciel.
La femme croyante doit se rappeler sans cesse qu’elle ne peut se passer de son Seigneur, ne serait-ce que l’instant d’un clignement d’œil.
La première invocation que dit la femme en sortant de chez elle :
Bismillah, tawakkaltu ’ala Allah, wa la hawla wa la quwwata illa billah.
Au nom d’Allah, je place ma confiance en Allah et il n’y a de puissance ni de force qu’en Allah.
Et Allah lui répond :
Je te donne Ma guidée, Ma suffisance et Ma protection.
À ce moment-là, les shayatins s’écartent d’elle et disent :
Que pouvons-nous faire contre une femme à qui Allah a accordé Sa guidée, Sa suffisance et Sa protection ?
Ma sœur, lorsque tu es en proie aux difficultés, aux angoisses et à l’anxiété, sache que les shayatins tentent de s’emparer de ton âme, de te détourner de ton affection et de t’écarter de la voie d’Allah.
Tu dois placer ta confiance en Allah et savoir que si Allah te donne Sa suffisance, personne ne pourra rien contre toi.
En parallèle, il y a évidemment des causes à accomplir afin qu’Allah t’accorde Sa suffisance, notamment les invocations constantes et la certitude qu’Allah va te suffire.
Allah peut te suffire dans une chose que tu pensais pourtant être inespérée : une porte que tu n’aurais jamais cru voir un jour ouverte, une chose sur laquelle tes yeux ne s’étaient même pas posés.
Tu avances de ton côté en pensant que ceci est la bonne direction, mais Allah te prépare autre chose que tu n’aurais pensé qu’Il t’octroierait
Regardez, mes sœurs, comment la mère de Moussa a placé sa confiance en Allah en mettant son fils, un bout de son cœur, son nouveau-né, sur le fleuve.
Croyez-vous qu’elle pensait que son fils lui reviendrait de cette manière ?
Elle craignait qu’il se fasse tuer par Pharaon et son armée.
Croyez-vous qu’elle aurait pensé une seule seconde qu’il lui reviendrait entièrement protégé par Pharaon et sa famille ?
Puis Allah fit qu’il arriva au château de Pharaon et qu’on le lui ramènerait pour l’allaiter.
Mais pas seulement : elle allait également être payée pour s’occuper de lui et il serait protégé par Pharaon et sa femme.
Et ceci, mes sœurs, est le fruit de la confiance en Allah.
Ma sœur, il est important que tu n’agisses pas avec Allah en testant ou en essayant, en te disant par exemple :
« Est-ce qu’Allah va me faciliter ou non ?
Est-ce qu’Allah va me donner ou non ? J’invoque et je verrai si Allah me facilite par la suite. »
Tu dois agir avec Allah avec la certitude.
Tu invoques Allah, tu t’assujettis à Lui, tu t’humilies entre Ses mains et, en même temps, tu accomplis les causes en étant entièrement confiante en Lui.
C’est ainsi que tu dois être et c’est ainsi que tu dois avancer dans ta vie.
Sache, ma sœur, que tu trouveras l’équilibre dans ta vie en invoquant Allah avec Son nom Al-Kafi, le Suffisant.
Lorsque tu sauras que Celui qui peut te suffire et combler tes besoins est Allah, tu verras ce bas monde d’un œil différent.
Tu sauras que la manière dont Allah te suffit est meilleure, bien meilleure que ce que tu prévois pour toi-même.
Nous sommes faibles sans Allah et les choses ne se produisent pas parce que nous les avons planifiées, mais parce qu’Allah nous aide à les réaliser.
Il faut également savoir qu’à chaque fois que ta connaissance d’Allah augmentera et que tu modifieras l’organisation de ta journée en y ajoutant des adorations, la suffisance de ton Seigneur augmentera.
Allah te comblera de bienfaits, Il te suffira et apaisera tes soucis et tes tristesses.
Pour finir, le Prophète ﷺ a dit :
« Celui qui demande à Allah la suffisance, Allah lui suffit. »
C’est un hadith que tu dois mettre devant tes yeux et qui doit être une règle dans ta vie.
Si tu demandes à Allah la suffisance, Allah te suffit.
Lorsque tu comprends ce hadith, tu sais qu’aucune force sur terre ne pourra te suffire, effacer ta tristesse et t’accorder ce que tu désires si ce n’est la force d’Allah.
Imagine-toi, ma sœur, invoquer Allah en sachant avec certitude qu’Il t’entend et te voit.
Comment sera la suffisance qu’Allah va t’octroyer ?
Comment Allah répondra-t-Il répondra à tes invocations ?
Donc, c’est évident que tu seras une adoratrice différente.
Et je demande à Allah de nous suffire et de nous combler de Ses grâces, et de faire de nous des servantes entièrement soumises et confiantes en Lui.
Retranscription fidèle, mot par mot, du cours de Sarah — Minhaj as Salikaat
Toute la louange est pour Allah, Celui qui, grâce à Ses bienfaits, les bonnes choses sont complétées.
